zen pour les nulles

enfin des explications claires pour les nounounes !

29 mars 2008

pêche au Québec

Figurez-vous que pendant que nous nous plaignons des températures en Frince, Diane m’annonce froidement (oui, oui, je sais, le mot était facile..) qu’une de leurs activités traditionnelles, à euzote, c’est la pêche sur glace.

Kekksssékkssa ????

Jvous explique, çà vaut le détour.

Vous prenez une belle journée typique de là bas (froid épouvantable, vent glacial, neige, grêle, blizzard, etc) et un beau lac bien gelé.

Alors supposons, nous, on aurait ce temps pourri hivernal, (genre moins 10° au baromètre). Qu’est-ce qu’on fait ? On reste chez nous bien au chaud avec une tisane aux orties (c’est bon pour tout) !!!!

Ben euzotes, pantoute ! I’ font un truc qu’est drôlmint marrint, i’ s’avinturent sur la glace !!! Qu’est-ce que çà a d’marrint ??? Eh bien voilà : il peut arriver que ladite glace se fissure. C’est pour çà que ce jeu québécois est si drôle ! Plus on risque de disparaître dans un trou de glace, plus c’est drôle. Le truc, c’est donc de découvrir l’âge de la glace. Oui, parce que, de la même manière que plus le mâle est jeune, plus il tient le coup, on peut dire que plus la glace est jeune, plus elle est résistinte.

Et inversement.

(D’ailleurs, à ce sujet, si quelqu'un parmi vous pouvait répondre à cette question d’une importance colossale qui est de savoir comment on calcule l’âge de glace, qu’il ou elle n’hésite pas à me contacter) (merci)

oui parce qu’hélas, Diane, sur ce point, est restée plus qu‘évasive, arguant que l‘essentiel est ailleurs.

Que, pour sortir pendant une tempête de neige au risque d’être congelé sur place, et errer sans fin sur un lac gelé qui à tout moment peut se fissurer, ces hommes sans peur et sans reproche ont une sacrée bonne raison ! Et cte bonne raison, c’est de rapporter du poisson dans ma cabane. Enfin je veux dire dans la sienne.

Inutile de vous masquer la vérité plus longtemps : c‘est même pas du saumon.

Mais des tout minus minus poissons, çà s‘appelle des ptits poissons des chnos (150 millimètres au garrot)

Encore une fouaè, nous avons la preuve qu’entre nos cousins d’outre-mer et nous, un océan nous sépaère.

Diane, elle, n’a jamais pêché.

Mais son joint, oui.

Il raconte un peu.

(Gilles) ce jour là, il y avait eu eune avertissemint d’neige abondinte, mais suffit d’être méthodique, tu sais-tsu ? 1) D’abord, pelleter devint la porte pour sortir de chez mouaè,2) Ensu-ite, déneiger mon char,3) ensu-ite, déglacer les essuiè-glaces. Et m'vlà parti à cte fouaè. Bon, j’ai eu un peu d’misère à m'rindre, j’ai dû m’arrêter trois fois en cours pour déglacer les essuie glaces, mais bon çà a été, j’ai quind même bien passé les trinte à l'heure. Sauf à un momint, ostie d'esti de tabernak de crisse ! j’ai croisé un char qui venait en sens inverse et il était du mauvais côté de la route, coudon !!!!! Heureuzmint qu’mouaè aussi, sinon c’était l’choc FATAL !!!! à 3km/h, mais quand même ! 

(Diane) fais toi z’en pas nad, parce que la glace, figures-touaè qu'elle est très épèèèsse sinon les chars n’s'y aventur''raient pas, on n’est pas des niaiseux tu sais tsu ?

Oui oui. Elle a bien dit chars (chars comme voitures!!!!)

(Gilles) et puis nouzôtes ons’abrite dins des ptites cabaènes préfabriquées qui nous protègent du froaè.Dedins y a un ptit four à bouaè, une table et des bincs.

Franchement ils auraient tort de pas en profiter !

(Diane) donc les lignes sont installées dans les trous et là les pêcheurs "attindent" en buvant des réchauffants, (c'est ce que je préfèrerais) ils jasent ou ils jouent aux cartes (quelle platitude!) mais bon, ils rient et ont l'air à bien s'amuser. Et quand c’est prêt, çà sonne.

Oui oui vous avez bien lu : au Québec, le poisson sonne.

C’est beau la pêche sur glace, tout dmême !!!!!!

Posté par AMBRENEIGE à 22:32 - zen outre-mer - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

illustrations

pancarte

venise_en_Que

venise_en_Que

venise_en_Que

4__peche_sur_glace_Venise_en_Quebec

5__peche_sur_glace_Venise

© toutes les photos sont de Diane

Posté par AMBRENEIGE à 22:30 - zen outre-mer - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2008

une histoire très triste

" arrête de pleurer comme une madeleine!" Qu’est-ce que j’ai pu l’entendre, cette expression !

Çà a commencé lorsque j’étais toute petite. A vrai dire, on était une famille de joyeux fêtards. Mais les jours de fête seulement. Ces jours-là, éclater de rire était toléré et même recommandé, et on s’en donnait à cœur joie, croyez-moi. Le problème c’est que moi je ne peux jamais m’arrêter. Or, rire c’est bruyant. Surtout le mien. Et quand je suis avec ma sœur, n’en parlons pas. C’est peut être pour çà que je me suis mise à pleurer ? En plus j’ai drôlement de la chance parce que, à ce qu’on dit, pleurer c’est un truc de filles, c’est inscrit dans nos gênes comme la satisfaction du ménage bien fait et la recette du bœuf miroton. Faut dire qu’on est si fragiles et si faibles... Pourtant, c’est pas parce que je suis une fille que je pleure. C’est parce que je suis une fille émotive. C’est pas pareil ! Et plus je vieillis, plus je pleure. Par exemple, j’ai pleuré quand Chi Ta m’a appris qu’il était grand-père pour la troisième fois. C’est vous dire si je pleure !! Oui, parce qu’en fait, on ne pleure pas forcément parce qu’on est triste ! C’est çà le truc ! On pleure aussi, et surtout parce qu’on est heureux ! (Je trouve d’ailleurs que les larmes donnent toute leur dimension à la Joie.) 

Bien que ce ne soit pas un truc de mecs (forcément, puisque c‘est un truc de filles), je connais aussi des hommes qui pleurent. Damned ! Là où les femmes ont le droit, et même le devoir, d’être sensible, super nounoune et de poser nue pour une marque de lessive, on refuse à l’homme la possibilité de se montrer tel qu’en lui-même : abrupt, puéril et victime de ses émotions et de ses penchants pervers pulsions. Pourtant si çà ne tenait qu’à lui, il se laisserait aller, peuchère ! Il arrêterait de se raser, il se moucherait dans les rideaux et courrait draguer la petite du second (celle avec les gros seins). Mais c’est impossible. La société est là, tout autour, qui veille. Les femmes surtout. Elles épient. C’est ainsi. Il faut le savoir. Non pas que les hommes aient peur des femmes.. Ahahahhahaha n’importe quoi ! Elles sont tellement gentilles, avec leurs ongles incarnat et leurs lèvres pulpeuses prêtes à dévorer. En plus elles sont beaucoup, beaucoup, plein, beaucoup + que les hommes ! Ahahahahah vous êtes foutus ! Bon, c’était une blague. En réalité, les hommes n’ont pas peur des femmes. Et ceci pour une raison fort simple : ils sont aussi des femmes. Eh oui. Vous êtes comme moi hein, vous n’en revenez pas ! Mais on ne peut pas lutter contre la Science. Car c’est prouvé : même chez les hommes qui malgré tout, sont des êtres humains comme nous, il y a une part FÉMININE et une part MASCULINE !

Eh ouais. Vous êtes scotchés, hein ? Après on va s’étonner que les hommes, refoulant leurs penchants bien naturels, écartelés entre leurs incomparables instincts, obligés de retenir leur part de féminité, marchent à côté de leurs pompes.

Bon, pour illustrer mon exposé, je vous mets des photos hyper tristes.

nad_et_Fab_Franceville

Quand j’étais petite, j’étais amoureuse de mon cousin,

Nad_et_Fab_petits

qui au début me le rendait bien. Regardez comme il me faisait un gros câlin !! (si j’ai le visage un peu gris, c’est qu’il me serrait un peu trop fort le kiki.)

On s’est aimés longtemps.

Brie_Fab_Nad_chaises_musicales

Là, on jouait aux chaises musicales, et quand yavait plus de chaises j’atterrissais sur ses genoux.

Las ! un jour, ses regards se sont tournés vers le lointain horizon truffé de femmes.

Or, vous savez comment sont les hommes !!!!!(oui, parce que mon cousin est un homme !).

Et c’est comme SNIIIFFçà qu’il en a épousé une SNIFFFFautre....

Snnnnif sniiiiiiiiiiiiffff snif..

Heureuzment, je n'suis pas du genre à me laisser abattre..

j'me suis lancée à corps (é)perdu dans le sport comme vous pouvez constater :

nad_saute_a_la_corde_1960

......depuis, je suis sur orbite !

Posté par AMBRENEIGE à 05:45 - zen dans la réalité - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2008

ménage de printemps

(Clo) je n’attends d’aide de personne, je tiens à le préciser, néanmoins si quelque âme charitable passant par là pouvait me donner une réponse précise à mon problème de rangement je lui en serais éternellement reconnaissante !

(Dicky) Bon le problème est : qu’est-ce qui doit être rangé et qu’est-ce qui ne doit pas l’être ?? On pourrait penser à priori que tout doit l’être, donc le tri va être difficile.

(Isa) pour ma part je prends du siporex, je le sculpte en forme de galet avec un couteau, je le caresse sauvagement et rugueusement avec un papier de verre (perso j'aime bien le résultat mais pour nettoyer la poussière c'est pas le top...…) d’ailleurs je me demande pourquoi quand je fais çà, mon zhom se tient éloigné ?.....chai pas pourquoi...

(Dick) c’est parce que ton homme ne connaît pas intimement les produits d’entretien. Ils sentent bon, ils sont très sophistiqués, mais surtout ils possèdent une caractéristique que seule une longue et terrible psychanalyse m’a fait comprendre : ils sont le symbole de la SOLUTION ! Avec les produits d’entretien, un PROBLEME = une SOLUTION !! Dans la vie, un PROBLEME = un PROBLEME.

(Brie) peut être. Mais tu m‘enlèveras pas de l‘idée que le rangement et le ménage sont le résultat de l’huile de coudes plutôt que la conclusion d’une pensée raisonnante !

(Sylvie) ouais, Brie a raison, le ménage naît de l’expérience !!

(Philippe) évidemment, vous nous prenez pour des idiots, ou quoi ? c’est seulement pour lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans le produit d’entretien !

(Clo) sans compter que tous ces produits bouzillent la planète !

(Mollie) pff, faites comme moi, préoccupez vous uniquement de votre jardin, et votre vie en sera transformée. Regardez par exemple, le bambou sacré que je viens de replanter, il est tellement content qu’il re-pousse de plus belle ! Bon évidemment il a fallu longuement négocier, il s’était habitué à l’endroit où je l‘avais mis, mais maintenant qu‘il a compris que c‘était pour son bien il se déploie tout en élégance et devient de plus en plus magnifique !

(Dick) C’est bien ce que je disais !! avec les produits d’entretien t’as pas besoin de négocier. Le produit d’entretien non seulement n’a rien à dire, mais il t’offre en plus la possibilité d’exprimer, expulser, projeter ton paysage intérieur ! C’est autre chose qu’un bambou, même amadoué !

(Brie) oui ben vaut mieux un bambou amadoué que des plants encerclés !

(Fazou) moi je suis d’accord avec Dick, sauf que c‘est avec mon pinceau que je ressens çà. De toutes façons, j‘fais pas le ménage. J’ai pas que çà à faire, j’ai une expo à préparer, moi !

(Philippe) j’adhère, j’adhère. Le pinceau, comme la brosse à récurer, est un outil précieux !!!

(Dick) oui, comme la brosse le pinceau permet la recomposition de la perception. C’est dingue, çà, personne ne reconnaît ce phénomène extraordinairement méconnu !

(Isa) c’est peut être que ta brosse est usée. Mon zhom, quand jlui dis, "tiens prends la brosse et frotte sans ménager ta monture" il est grave tenté de ne pas expérimenter.

(Sophie) ouais, c’est pas donné à tout le monde, le bonheur de se Réaliser en brossant!

(Dick) c’est inouï ce que vous me dites. Alors qu‘en brossant (plus qu‘en aspirant, je vous l’accorde) on se sent … comment dire…….rééquilibré. Voilà. Rééquilibré.

(Isa) tu veux pas dire déséquilibré plutôt ?

(Dick, les yeux fermés, comme en transes) …celui qui ose le brossage découvre une sorte de rééquilibrage. La pression de l’extérieur et la frustration de l’intérieur semblent s’unir en une parfaite harmonisation. Le corps se détend. L’esprit se met à babiller. Le Réel devient alors magie sous l’influence combinée ….

(Brie) ……sous l’influence combinée de substances illicites. Tu devrais arrêter les anémones, çà te cuit le cerveau!

(Ariaga, chuchotant ) ne le brusque pas… un homme qui brosse, çà se ménage...

(Dick) j’insiste toutefois sur le fait que l’expérimentation du brossage est une brève thérapie du Réel car c’est enfin le moment où l’individu devient l’égal des conditions dans lesquelles il baigne !

(Isa) purée, t’as raison de le souligner !

(Philippe) ne nous mentons pas : en stricte logique, il y a un fossé entre le ménage et le pinceau. C’est pas le ménage qui te sauter par-dessus le fossé aussi longtemps que tu t’en tiens à ce concept simpliste !

(Dick) certes, mais reconnaître que nous sommes comme dans un cercle, et que, par conséquent, il nous faut en sortir pour en voir son aspect tout entier, présuppose que nous sommes prêt à le dépasser. La brosse est l‘outil qui nous fait le dépasser !

(Brie) dire qu’on nous avait caché çà !!!!

(Dick, brandissant son index vers le ciel étoilé) …….Nous devons ré-apprendre le chaos, le hasard, la contingence !!!! Nous perdre pour enfin émerger !!! Nous devons agir à la fois sur le passé, le futur et le présent !!!

(Sylvie) tu me l’as enlevé de la bouche !

(Dick, la voix cassée par l’émotion) ……..Ne pas hésiter à dire :"On se brosse la semaine dernière ?", ou bien "Je trouve que Demain il était vraiment temps de se brosser ". Pas d’autre moyen de s’en sortir.

(Clo, tirant sur le col de sa robe) heureusement que tu passais par là, sinon c’était foutu, jme serais contentée de passer l’aspirateur dis donc !

Posté par AMBRENEIGE à 05:02 - zen au quotidien - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2008

j'ai 1000 ans !

Depuis quelques temps, je marche.

Quand je ne marche pas, je fais comme Clo, je range mon PC (d‘ailleurs, je voudrais bien savoir pourquoi plus je range, plus c’est la pagaille ?)

c’est comme çà que j’ai retrouvé un commentaire que j’avais écrit sur le blog de Lung Ta, ici.

Je vous le livrillico (le comm, pas Lung Ta)

(Ambre): Vous ne trouverez pas mauvaise, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de vous rencontrer, car votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.
(Lung Ta) : Madame, je suis votre serviteur.
(Ambre): Je vois, Monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie?
(Lung Ta): Je crois que tout au plus vous pouvez avoir 50 ou 51 ans.
(Ambre): Aahahahahhahahha!!! j'en ai 1000!!!
(Lung Ta): MILLE ?????
(Ambre): Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi fraîche et vigoureuse.
(Lung Ta) : Par ma foi ! voilà une belle jeune mamy pour 1000 ans !!
(Ambre): (belle et jeune? C’est tout? T’aurais pu trouver mieux! Bon enfin. Continuons) Pour exercer mon grand et beau secret, je cherche un individu digne de m’occuper. Et je voudrais, Monsieur, que vous fussiez encore plus vieux que vous n’y paraissez, désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l’excellence de mon remède, et l’envie que j’ai de vous rendre service.
(Lung Ta) eh bien précisément j’ai des douleurs de tête
(Ambre) ne serait-ce pas que vous réfléchissez trop ?
(Lung Ta) il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.
(Ambre) vous réfléchissez trop, vous dis-je !
(Lung Ta) J’ai quelquefois des maux de cœur.
(Ambre) et en réfléchissant, vous lévitez trop haut.
(Lung Ta) je me sens parfois des lassitudes.
(Ambre) quand je vois les titres de vos livres j’en suis pas étonnée.
(Lung Ta) et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre.
(Ambre). Appuyez sur pause, çà urge. Choisissez un lieu calme et fermez les yeux s’il y a trop de lumière. Si c’est impossible, fixez un objet posé sur votre bureau. Respirez amplement quelques secondes, puis répétez les paroles magiques que vous avez l’habitude de dire lorsque vous méditez (par exemple : Ambre n‘est pas une nounoune). Votre esprit va automatiquement se laisser aller et se vider.Vous aimez à boire un peu de vin ?
(Lung Ta) Un ptit St Nico, c’est pas de refus.
(Ambre) çà embrouille les pensées ! Détoxifiez ! Un jus de citron ou du thé vert serait mieux ! Que prenez-vous pour votre nourriture ?
(Lung Ta) un repas bien équilibré, avec des légumes et des fruits frais.
(Ambre) que diantre faites-vous de ce régime là ? Il vous faut de la bouillie d’orties. En plus çà vous fera pas de mal vu que vous n’avez plus un seul cheveu. Et n’oubliez pas la vitamine du zen, le seul légume qui fait sourire : la carotte ! Et puis pour faire couler tout çà, chantez ! Riez! Faites la danse du ventre ! Déhanchez-vous au son du houla-hop ! Ya rien de meilleur pour la circulation de l’énergie et l’ouverture des chakras !
(Lung Ta) je vous suis obligé, Madame, des bontés que vous avez pour moi.
(Ambre) adieu ! Croyez bien que j’m’ennuie point, mais la sérénité n’attend pas le nombre des années !

PICT2412barbes

(comme vous constatez, la photo n’a aucun rapport avec le texte. Je voulais photographier le métro à Barbès, seulement voilà, j’avais le soleil dans l’œil, alors forcément, jvoyais rien! Pff)

PICT2413barbes

Posté par AMBRENEIGE à 17:01 - zen en écrivant - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2008

daleth (1)

Ce matin, je me suis réveillée vivante - eh oui, il y a des tas de fois où on ne se réveille pas vivants - mais j’étais néanmoins déstabilisée par la conscience de l’immense solitude que je ressens depuis quelques temps. Çà fait mal, purée, comment vivre avec çà ???

À certains moments, j’en ai une conscience si aigüe que j’ai envie de hurler. Une seule solution : lâche, nad, lâche prise, lâche.

Alors elle lâche, nad. De toutes façons c’est jamais elle qui gagne, parce que la vie est le maître.

C’est quoi ces âneries qu’on écrit sur la méditation ? La paix, tout çà ? elle est où la paix ? le grand chambardement, je ne dis pas. Mais la paix ? les doutes, les larmes, et ce putain de mal de chien ?

Ya des moments où je voudrais ne m’être jamais zazen. Et tout en disant çà je sais très bien que c’est aussi idiot que de dire " je voudrais n’avoir jamais su marcher".

Çà va tellement vite pour moi que j’en ai le tournis.

Non pas que j’aie peur, non.

Je découvre quelque chose que Etty décrivait ainsi, (je cite de mémoire) "on est partout chez soi lorsque l’on porte tout en soi"

C’est une sensation ennivrante, une espèce d’élation totalement jouissive.

En même temps, je vis dans un paradoxe permanent. Chaque fois que je me crois "arrivée", je me rends compte que tout est encore "à faire".

J’ai lu ya pas longtemps un truc super intéressant qui s’appelle "une spiritualité qui transforme ".

la 1ere chose que j’ai envie de dire, c’est,

s’agit il de se transformer, ou d’être ?

Et si je ne devais retenir qu’une chose, ce serait, - bien que pour moi, le mot " éveil" ne veut "rien" dire :

" le désir d’éveil n’est en fait que la tendance avide de l’ego de tout saisir. Ainsi c’est la recherche même qui nous empêche de le vivre "

Oui : " tout est ati ".

Alors maintenant, je vais vous dire un truc :

Tout ce qu’on raconte sur la méditation c’est du patati patata. Aujourd’hui, je suis en mesure de témoigner (ce qui prouve que j’avais raison de me méfier)

pour moi

méditer c’est prendre le large sur une mer en furie,

méditer c’est me sentir à l’étroit en dedans,

méditer c’est me jeter dans le vide sans filet,

méditer, c’est n’être pas mais naître tous les jours

Posté par AMBRENEIGE à 12:06 - zen dans la réalité - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

daleth (2)

L’autre fois j’avais le cœur tellement en larmes que je pleurais dans le train, ben oui je suis comme çà, quand je suis triste je pleure même si c’est dehors, ya qu’enlever mes lunettes que je ne fais pas devant n’importe qui, et donc voilà, je pleurais, et à chaque station les gens qui montaient dans le train me regardaient et vite vite détournaient la tête, des fois que le chagrin s’attrape, purée mais yen a pas un qui va me serrer dans ses bras ????? (clin d’œil à Sylvie qui comprendra pourquoi)

Çà me rappelle une fois, ya longtemps, j’attendais mon fils à la sortie de l’école primaire et je vois une femme que je ne connaissais pas, elle pleurait sans bruit, pour ne pas déranger, elle se cachait des autres mamans, elle avait le visage tourné vers le mur, je me suis approchée et tout doucement je lui ai demandé si je pouvais l’aider, et j’ai vu ses larmes gonfler, comme si elles n’attendaient que ce droit à la parole, et aussi bas que le ton de ma voix elle m’a dit que son petit garçon venait de mourir, et qu’elle venait voir la maîtresse, pour qu’elle lui parle de lui, qu’elle lui raconte ses écritures, ses dessins, ses bêtises peut être, et j’ai pris cette maman dans mes bras, et je l’ai serrée très fort, et elle a pleuré comme çà un petit moment sur mon cou, et en repensant à elle je me suis arrêté net de pleurer, parce que mon fils à moi est vivant, et que je ne vois vraiment pas ce qui est plus important que la vie.

Oui donc, où en étais je.

Ce que je voulais vous dire, c’est que ressentir les choses, c’est totalement insuffisant. (et cette fois, c’est à Ariaga que je fais un clin d’œil, à elle le vieux barbu qui sait mettre mes ressentis en "formes")

En fait, je me sens comme

Helen Keller.

caillou_d_Isa

© photo d’Isa

(elle prête pas son homme mais elle prête ses cailloux)

Oui, parce que si lire Etty marque durablement mes vieux jours, Helen a laissé une indélébilempreinte en mes jeunes années. L’histoire de sa vie que j’ai lue lorsque j’avais 14 ans m‘avait touchée au point qu' à cette époque j’ai appris l’alphabet des sourds muets. (ceci dit, vu le joint que j’ai, çà me sert !!!!) (clin d’œil à Isa qui veut pas prêter son zhom aux copines !)( Égoïste, va !).

Posté par AMBRENEIGE à 12:03 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

daleth (3)

Helen était sourde, muette et aveugle. Dans la prison dans laquelle était enfermé son esprit, elle sentait confusément que quelque chose de fantastique était à sa portée mais elle ne pouvait ni se le demander à elle-même ni communiquer avec les autres.

Avant, je vivais comme Helen : sourde, muette et aveugle. C’est une illusion de croire qu’il suffit d’avoir des yeux pour voir. Je restais dans le familier, quand bien même c’était de la souffrance, car çà me rassurait. Parfois, il est vrai, une sensation fugitive m’indiquait que je passais à côté de quelque chose d’important. Dans ces moments là, je rentrais dans des colères terribles. Mais elles étaient stériles, puisque j’étais d‘une certaine manière handicapée de la communication.

La chose la plus importante que je viens de comprendre, c’est que çà ne sert à rien de pouvoir parler si on ne sait pas PARLER AUX AUTRES ET FORMULER DES DEMANDES

La 2e chose (paradoxale) qui m’est apparue c’est que

si on ne peut se rencontrer soi que seul on ne peut pas toutefois se rencontrer soi tout seul.

Et là je ne veux certainement pas parler d’un gourou ou d’un truc comme çà.

Je parle de l’Autre, ou pour mieux dire, d’une altérité comme le fut Julius Spier pour Etty ou Ann lorsqu’elle donna à Helen Keller les outils qui lui permettraient de sortir de l’obscurité. Car de la même manière que les mollusques bâtissent leur coquille à l’aide d’ éléments qu’ils puisent dans la mer, de même l’esprit prend sa nourriture autour de lui, dans le partage et grâce à la communication et c’ est ce qui lui permet de se transformer.

Bon, pour changer un peu, aujourd’hui je ne vous citerai pas Etty, mais Helen Keller.

Lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre, mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu’on ne voit pas celle qui vient de s’ouvrir à nous.

HELEN KELLER

Posté par AMBRENEIGE à 12:01 - zen dans la réalité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

daleth (4)

Bon, jme suis demandée si j’allais écrire ici tout ce que je viens d’écrire, vu que c’est pas franchement rigolo, comme en témoigne Mollie, et que je voulais garder à mon blog son caractère extrêmement ludique instructif.

Finalement comme vous voyez, j’ai écrit.

Pas sans mal, car un blog de nounoune n’est pas un blog de nounoune pour rien.

Ainsi, le billet est long. Fort long.

Mon blog n’aime pas les billets longs, çà le déstabilise, il m’a mis une pagaille pas possible, je sais bien que je suis pleine d’incohérences mais quand même, bref, tout çà pour vous expliquer que j’ai dû poster en plusieurs fois pour que ce soit dans l‘ordre.

L’autre problème que j’ai eu, c’est qu’il n'a pas voulu me mettre les photos que j'avais prévues (des blogs de Sylvie, Clo, Philippe, Ariaga, …)

Il a juste daigné mettre le caillou à Isa. (Isa, t’as la côte !)

Bon.

Je vous en rajoute quand mm une (enfin j’essaie)

Luech

Et si vous vous demandez pourquoi je vous mets cette photo, c’est parce que j’étais en train de relire la vie d’ Helen Keller, la tête dans les étoiles et les pieds dans le Luech.

Mon cœur est grand ouvert pour vous

et chacun et chacune je vous serre dans mes bras.

Posté par AMBRENEIGE à 12:00 - zen dans la réalité - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2008

démasquée

où que je sois

j'y suis

escalierPICT2382

Je suis la reine du moOOOonde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Commentaires

Je suis bien d'accord....mais...si tu montes à pied, as-tu toujours l'air d'une reine arrivée en haut ?
Je pose simplement la question.

Posté par Molinia, 20 mars 2008 à 19:56

MVC_556S

purée, Mollie, comment t'as deviné ?????

Posté par AMBRENEIGE à 02:09 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »