zen pour les nulles

enfin des explications claires pour les nounounes !

10 avril 2008

je vous écris

Depuis des mois, je me réveille avec ce que moi j’appelle le "chagrin", (je crois que Diane dirait "moton"), quelque chose d’ankysté que je portais en moi depuis toujours sans le savoir, un espèce de poison lent mais sûr, qui progressait inexorablement, et d’autant plus inexorablement que je le croyais mon allié.

Or le poison a quelque chose de très embêtant. Il empoisonne. Comme le non-dit d’ailleurs. On se tait toujours trop vite, on a peur d’ennuyer, on a honte de souffrir.

Ce matin, c’est le chant des oiseaux qui m’a réveillée.

Et ce chant, c’était le votre. A vous qui depuis des semaines et des semaines, écoutez mes doléances, partagez mes souffrances, vous qui me faites éclater de rire là où je n’éclate plus que de pleurer.

Alors ce chant, je vous le donne.

Oh bien sûr, j’aurais pu vous écrire en messagerie. Vous n‘êtes pas si nombreux, et quand bien même vous le seriez, je vous aurais écrit à l’un, et à l’autre, puis à l’une, puis à l’autre.

Parce qu’il faut que je vous dise quelque chose : j’ai un petit cœur.

Et même un petit cœur qui bat.

Il bat et se débat depuis ma naissance. Il se débattait déjà avec les motons de ma famille qui parlait pas.

Je suis allée rechercher les motons. Loin. Très loin. Sur plusieurs générations. J’ai voulu partager. Mais vous savez comment sont les gens, surtout les proches. Ils m’en ont fait cadeau. Tiens nad, nous on en veut pas, prends les. Cadeau.

Alors je me suis mise à ramer.

Dans une barque sans rames.

Et à écrire.

J’écris beaucoup. J’écris partout. J’écris tout le temps.

Vous, vous m’avez lue. Mais surtout, vous continuez à me lire. Même maintenant que je suis devenue lisible.

Alors votre présence qui donne à mon présent l’épaisseur simple d’un présent de plénitude, cette émotion je ne veux pas qu’elle se perde, je veux qu‘elle vous revienne puisque vous l‘avez provoquée,

votre chant, je vous le donne.

Voilà.

Posté par AMBRENEIGE à 08:54 - zen dans la réalité - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Fa(r)do

Merci pour le chant des oiseaux. Je le prends, il n'y a rien de plus joyeux comme musique, surtout quand le soleil revient après la pluie. (J'aime beaucoup Olivier Messiaen).

Posté par G. de B., 10 avril 2008 à 10:52

ben dis donc....pas grand chose à rajouter.....cette émotion pourrait se perdre sans problème si tu parvenais à te débarasser des "motons", et là on serait heureuse pour toi que tu éprouves encore ou plus du tout le besoin d'écrire, de garder notre contact régulier...

Posté par willow, 10 avril 2008 à 13:19

Merci énormément Nadège
J'entend ta voix se mêler au chant d'oiseaux, un chant matinal puisque je me lève à l'instant ... ce que c'est bon à entendre!

Posté par Jia, 10 avril 2008 à 13:36

Ah ben je suis contente de savoir qu'il y a aussi des oiseaux au Nord de la Loire! Tout à l'heure, je roucoulais avec une tourterelle qui picorait tranquillement les graines de gazon que je regarde tous les jours pour voir s'il pousse. Il pousse pas, les tourterelles se régalent, et ya quand même de l'herbe sous les acacias, car enfin il pleut!!! Et les oiseaux sont contents! Voilà, moi je partage avec les tourterelles en ce moment, elle me font moins pleurer que les humains...

Posté par barbesse, 10 avril 2008 à 21:45

Merci de ta présence à toi.... et de tous tes mots, tes délires, tes textes...

par contre, les oiseaux j'ai ce qu'il faut ici avec les goélands...

Posté par dicky, 10 avril 2008 à 22:26

Merci pour le chant des oiseaux, moi qui me réveille tôt je les entends aussi
Merci à Gdb pour son titre, très bon !!!!

Les kystes que l'on porte ne sont des poisons que si on accorde une croyance au personnage qu'ils doivent empoisonner
C'est à dire qu'il nous faut sortir du roman qu'on nous a servi pour rentrer dans l'histoire et voir que nous ne sommes pas le personnage de roman qu'on nous a donné à jouer.

Hier soir je regardais un film un peu ancien, plutôt humoristique, qqs scènes pseudo-violentes (Bandits, je crois le titre) j'étais à côté de qqn qui sursaute à un moment donné et je lui dis "c'est du cinéma ! Il n'y a pas de sang versé"

notre vie c'est souvent un peu pareil

C'est du cinéma
Il n'y a pas de "sang versé"
alors pourquoi on continue à prendre ce "ketchup" pour du sang ? Par loyauté pour notre rôle qu'il nous faut bien jouer, par loyauté pour ceux qui nous ont donné ce rôle.

mais qui nous empêche de refuser le rôle ? de nous démaquiller, pour nous sentir plus "nous" ?

en tout cas pas les petits oiseaux, au contraire, ils sont un bon rappel du présent

bises

Posté par Lung Ta, 11 avril 2008 à 08:27

scénarii hi hi hi

les doux mots de lungta me rappellent Byron Katie ; connaissez vous? sinon allez vous promener sur son site , en france ,ou aux étas+-unis, il y a plein de documents gratuits à télécharger. Ou bien lisez" aimer ce qui est ".

Posté par marc, 11 avril 2008 à 15:41

sur : the work france.

Posté par marc, 11 avril 2008 à 17:13

tous ces mots qui viennent de toi sont si saisissants; tu as aussi le don de savoir faire rire et rêfléchir (surtout avec moi, t'imagines!)

Posté par fbd, 11 avril 2008 à 22:24

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