26 avril 2008
ETTY
On ne doit jamais se laisser paralyser par un seul problème, si grave soit-il.
Nos actes ne sont souvent qu’imitation, devoir supposé ou représentation erronée de ce que doit être un être humain.
Or la seule vraie certitude touchant notre vie et nos actes ne peut venir que des sources qui jaillissent au fond de nous-mêmes.
Il faut oublier des mots comme Dieu, la Mort, la Souffrance, l’Éternité. Il faut devenir aussi simple et aussi muet que le blé qui pousse ou la pluie qui tombe.
Il faut se contenter d’être.
Partout où s’étend le ciel, on est chez soi.
En tout lieu de cette terre, on est chez soi, lorsqu’on porte tout en soi.
Il faudrait effacer de l’intérieur tout le petit fatras bassement humain, toutes les fioritures.
Créer au-dedans de soi une grande et vaste plaine, débarrassée des broussailles sournoises qui vous bouchent la vue :
ce devrait être le but de la méditation
Il me faut partir. Traverser une multitude de galeries souterraines étroites et sombres avant de parvenir brusquement à l’air libre et à la lumière.
On ne doit pas se perdre continuellement dans de grandes questions, il est bon de retrouver ses étroites limites personnelles entre lesquelles on peut poursuivre sa petite vie, consciemment et consciencieusement.
Je veux seulement tenter de devenir celle qui est déjà en moi.
Dans ce monde saccagé, les chemins les plus courts d’un être à un autre sont des chemins intérieurs.
Mon cœur volera toujours vers toi comme un oiseau libre,
où que je sois sur terre,
et te trouvera toujours.
Tu es déjà si bien devenu un pan du ciel qui s’arrondit au-dessus de moi que je n’ai qu’à lever les yeux au ciel pour être près de toi.
Et quand bien même je serais enfermée dans une cellule souterraine, ce pan de ciel se déploierait en moi
et mon cœur, comme un oiseau,
prendrait son libre essor vers toi,
et c’est pourquoi tout est si simple, tu sais, terriblement simple, beau, et plein de sens
© Etty Hillesum
photos persos sauf l'image de Helen Keller avec Ann (trouvée sur le net)
20 avril 2008
alchimie
L'écriture, le dessin, toute création, est une alchimie pour transmuter des états intérieurs en quelque chose de visible voire de vivable.
16 avril 2008
Néoréalisme Abstrait
(mon Maître à Penser) J'arrête la peinture, ma vocation ayant été étouffée dans l'œuf…
(Philippe) c‘ est ce qui arrive à trop d‘artistes ! Tiens, moi par exemple….
(mon MAP) …mais je continue la photographie et même je crée le mouvement photographique qui fera parler de lui très bientôt : le Néoréalisme Abstrait . Mais qu'est-ce que le Néoréalisme Abstrait ? C'est un concept très simple qui consiste à photographier quelque chose de réel mais dont le résultat final ne ressemble à rien de concret mais en fait l'est complètement, concret.
(Lung Ta) ce n’est pas parce que çà ne ressemble à rien de concret que çà ne l’est pas. De la même manière que dès qu‘on prend conscience du moment présent, il n‘est déjà plus là. Et pourtant, au moment où il était présent, il y était.
(moi) dans la vie, vaut mieux se tromper en allant de l’avant, que d’avoir raison à reculons ! (à mon MAP ) Je ne fais pas partie de ton élite, et Marie-Claire non plus, toutefois, il me semble comprendre que ton néoréalisme Abstrait provient directement du NTT (Néoréalisme Tout Court). En effet, le NTT ne constitue pas la création du réel, mais il est lié au réel, comme, pourrions nous dire, la photo l’est à ton APN. Certes, tu viens de lancer un mot d’ordre : "le Néoréalisme Abstrait descendra dans la rue !" Toutefois, nous autres humbles membres de la non-élite, posons un regard innocent sur cette photo terrifiante et nous interrogeons : où commence le réel ? Ou finit la création ? Est-il essentiel que le concret prenne conscience qu’il n’est plus concret, mais bien Objet Néoréaliste Abstrait ?
Comprend il la situation ?
le photographe est-il le seul à en avoir conscience ?
Il me semble que la question mérite d’être posée.
(Marie-Claire) oui mais à qui est posée cette question ? À l’élite ou à tous ceux qui comme moi se prennent la fermeture des commentaires en pleine face ?
(mon MAP) je reconnais que mon blog est particulièrement fermé. Y'a que l'élite qui vient chez moi
(Dicky) c’est parce que nous attachons de l’importance à ton blog, plus exactement à la Réalité de ton blog, qui entre parenthèse ne l’est pas. Nous devons ré-apprendre le chaos, le hasard, la contingence. Nous perdre pour enfin émerger !!!
(Marie-Claire) émerger ? Le mot n’est pas trop fort !!! Je voudrais bien connaître les critères de sélection pour faire partie de l’élite !!?
(Dicky) je ne sais pas si je vais réussir à te faire toucher du doigt…
(Marie-Claire) réussir ? C’est quoi ces insinuations ?
(Dicky) je n’insinue pas, j’essaie de rééquilibrer en toi la pression de l’extérieur et la frustration de l’intérieur dont je sens le combat ardent.
(Isa, à Dick) moi ce que je sens comme combat ardent, c’est plutôt ta consommation massive de fumage de loukoums et le résultat sur ton pauvre cerveau !
(Dicky) je m’insurge ! Je ne mange que du chocolat ! Les légumes, je ne dis pas. Hier, j’ai abusé du chou-fleur. J’adore le chou-fleur ! Mais je me méfie de certains légumes. Par exemple les choux de Bruxelles. Ils sont petits, sournois, ils vous regardent en coin avec leur petit visage fermé et malingre. Rien à voir avec l’allure franche, débonnaire, et amicale d’un bon chou-fleur.
(Fazou) Isa n’a pas tort, t’as dû abuser de quelque chose…..
(Dicky, à Marie-Claire) je te disais donc qu’il faut s’ouvrir. Toute faille, toute rupture offre la possibilité d’une recomposition de sa perception. Face à une "faille" du réel, c’est alors la possibilité pour l’observateur d’exprimer, expulser, projeter son paysage intérieur. Ce phénomène naturel est le plus souvent nié et réprimé par l’observateur.
(Lung Ta) et c’est bien normal, puisque notre paysage intérieur est le résultat d'une intuition et non la conclusion d'une pensée raisonnante, et que c'est afin de lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans la relativité. Mais en stricte logique, il y a un fossé entre notre paysage intérieur et l’Extérieur.
(mon MAP) eh bien c’est exactement çà que je viens de vous dire ! Et je vous ai même donné le nom : le Néoréalisme Abstrait !
( Marie-Claire, complètement abasourdie) et, heu… c’est quoi le rapport exact avec le fait de ne pas pouvoir accéder aux commentaires ?
( mon MAP) Ce que Marie-Claire vient de déclarer donne un certain poids aux dires de Ambre depuis un certain temps...En effet, il se passe de drôles de choses sur les blogs, les phénomènes paranormaux s'étendent un peu partout.
(Dicky) les phénomènes paranormaux ne s’étendent pas, ils sont ! Tout comme les Soucoupes Volantes, les Chupacabras, les maisons hantées, le monstre du Loch Ness, les enlèvements extraterrestres et les Poltergeist !
(Sylvie) c’est évident ! Il faut savoir reconnaître que nous sommes dans un cercle, et que, par conséquent, en sortir pour en voir son aspect tout entier, présuppose que nous l'ayons dépassé !
(Anne-Marie) c’est à se demander si çà vaut le coup de prévoir ce qu’on va faire demain. Tout est tellement fluctuant..
( Dicky) tout à fait. C’ est ce que je me tue à dire à Marie-Claire : dès que nous nous immergeons dans le futur, notre regard sur aujourd'hui change, enfin sur hier, sur le passé, sur le futur du passé. Le Paléo-Futur est un monde étrange car il raconte ce que hier ne sera pas.
(Marie-Claire) en gros, au moment où je veux accéder aux comm, j’accède en fait au futur du passé ?
(Dicky) ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! C’est cela !!!!!!!!!!!!!!!!! Car devant ce "ajouter un commentaire" qui semble connu et reconnu, ta tentation est grande de ne pas voir, pas regarder, pas expérimenter. A ceux qui osent cliquer, le bonheur d’Etre un membre de l’élite s'offre spontanément. Le corps se détend. L’esprit se met à babiller. Le "ajouter un commentaire" devient alors magie sous l’influence combinée d’une "zone" instable et d’un monde intérieur qui coule enfin à la lumière. J’insiste sur le fait que l’expérimentation du cliquage est une brève thérapie du Réel car c’est enfin le moment où l’individu devient l’égal des conditions dans lesquelles il baigne !!!!
(Marie-Claire, complètement déprimée) bah mazette ! Si j’avais pensé une seule seconde que ce serait aussi compliqué d‘écrire un comm !
(mon MAP, à moi) c’est d’ailleurs pour çà que tout à l’heure, mon commentaire sur ton blog a disparu...Mais il a été remplacé par neuf autres ! Il se passe des choses bizarres aussi sur ton blog. Ce qui ne m'étonne guère étant donné la teneur de tes articles , et particulièrement le précédent. On ne prend pas à partie les tables de cette façon sans craindre des manifestations paranormales. Tu sais que les esprits les apprécient particulièrement, les font tourner (en bourrique) et sont leur moyen de communication privilégié...Donc, il faut s'attendre à tout maintenant et même à n'importe quoi !!!
Pour tout savoir sur le Néoréalisme Abstrait, je vous suggère de vous rendre ICI (n’oubliez pas votre masque de plongée, et un tube d’aspirine)
11 avril 2008
où il est vaguement question d'une table
Moi qui suis une grande questionneuse devant l’Éternel, j’ai trouvé mon maître (si je puis m’exprimer ainsi) :
on pose innocemment une question, histoire de s’instruire, et on se retrouve devant une montagne d’interrogations sous laquelle non seulement on ne sait plus ce qu’est qu’une table, mais en plus on doute même de porter notre propre nom!
Çà ne fait rien.
Maintenant nous n’ignorons plus que nous sommes dans l’ignorance. Que peut-il nous arriver de pire ???
« La table est faite de bois, de colle, de clous, de peinture. Mais est elle un de ces éléments ? Pourtant si nous ôtons un de ces éléments comme tous ceux qui permettent son assemblage, elle ne devient un « tas de bois », est elle encore une table ? Peut on dire aussi que ce tas de bois n’est pas une table ? Pourtant sans ce tas de bois il n’y a pas de table ? «
Oui c’est une table!
N’essaie pas de nous embrouiller! C’est une table à laquelle il manque des clous, de la colle, un peu de peinture ou même un pied, mais elle reste une table !
« Le menuisier qui a fait la table, est il la table ? Pourtant sans lui pas de table. L’arbre qui a poussé dans la forêt est il la table ? Une table qu’on ne peint pas, est elle une table ? La peinture serait alors la table ?Si je coupe tous les pieds de 10 cm est ce encore une table ? Si j’ôte un des pieds est toujours une table ?Si je me sers de la table à l’envers comme d’un radeau, est ce une table ou un radeau ? »
(vous constaterez au passage la perversité du questionneur. Je suis pourtant forte à ce jeu, mais jamais je n’aurais osé aller aussi loin)
Bon alors là c’est clair, on est rentré dans un cheminement qui n’a plus aucune logique.
Le menuisier n’est physiquement parlant pas plus la table que n’importe quel artisan n’est l’objet qu’il crée. Par contre ne peut on pas se dire que la table est une infime part du menuisier à partir du moment où il se met à imaginer sa fabrication ? Aussi bien ne pourrait-elle pas être non pas l’arbre, mais dans l’arbre dont la matière peut éventuellement servir à la confectionner ? Ceci dit l’arbre n’en sait rien, et il s‘en moque éperdument ! La table aussi d’ailleurs !! Il faut être humain, et plus particulièrement homme pour se poser des questions aussi perverses !!
Il me semble encore que si maintenant on s’amuse à scier tous les pieds de la table pour la retourner et jouer à la Méduse on aurait plus vite fait de construire directement un radeau.
Néanmoins, la table avec des pieds sciés, même retournée, reste une table qui se prend pour un radeau. Quant à la personne qui rame, elle devrait réserver une place dans le HP le plus proche.
« Si je vais voir au niveau moléculaire, atomique, électronique. Il y a alors plus d’espace que de matière ! La table semble être faite de vide. Mais où est alors la table ? Dans ses molécules, l’atome, les atomes, ses électrons ? Pourtant tous les jours, elle perd une partie de ses électrons, jusqu’à quand continuera-t-elle d’être une table ?
On peut en déduire que les objets n’ont pas d’existence « ferme », intrinsèque, en eux-mêmes. Mais cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas non plus. «
On croit avoir tout lu. Ben non ! On n’est pas arrivé au bout! Car nous avons affaire à un spécialiste, ne l’oublions pas!
Les filles, c’est le moment de se serrer les coudes.
Nous étions dans l’ignorance parfaite que nos meubles se dés-électronnent jour après jour.
Dans un sens c’est plutôt réjouissant car cela sous entend qu’un jour ou l’autre, le problème du rangement sera définitivement réglé puisqu’il n’y aura plus rien à ranger !!
« La question peut se poser à l’identique sur les humains, et principalement sur nous. De la même manière nous pouvons décider de nous poser pour méditer pour essayer de nous trouver.
Où sommes nous ? Qui sommes nous ? Nous aurons tendance à dire « notre prénom et notre nom ». Mais qui est Lung Ta ?
Si je perds l’usage d’un sens (comme la voix) ou d’un membre, suis je encore moi même ? Etais je cette voix ? Mais quand j’étais jeune, étais je déjà moi ? Quand je serais vieux, serais je encore moi ? Mais ce moi de maintenant est il le même que lorsque je me suis interrogé de la même manière il y a 20 ans ? »
Ah.
Tu te questionnais déjà y a 20 ans.
Tout s’éclaire.
Et si tu faisais une pause ???
« Avant que je naisse, quand mes parents se sont rencontrés et se sont aimés, étais déjà là ? Je suis fait de toute mon histoire, celle de mes familles d’origine, celle de mon devenir potentiel, mais qui suis-je ? »
Nous voici enfin au cœur du sujet :
qui est Lung Ta ?
Plus précisément, qui est l’homme?
Je dirais même plus :
où sont passés les hommes ???
Car je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais le nombre des mariages diminue d‘années en années. Pourquoi ? Parce qu‘il n‘y a plus d’hommes.
On les cherche partout, on en trouve nulle part.
L’homme serait-il en voie d’extinction ?
Vous avouerez que c’est un sujet autrement plus intéressant que la transformation de la table en radeau.
1) comment reconnaît-on un homme ?
Au premier coup d’œil, ce qui caractérise un homme, c’est sa masse musculaire. Si. il faut avoir le courage de le dire. Et ses cheveux. Même s’il n’en a pas. Dans ce cas on dit qu’il est chauve. A noter que les femmes ne sont pas chauves et c‘est déjà un bon critère de reconnaissance.
Ce n’est pas le seul.
Voyez comment est une femme, pleine d’ovaires, d’ovules et tout un tas de trucs compliqués.
Alors qu’un homme a les organes sexuels très commodément situés dans le prolongement de son corps, ce qui lui évite les ballonnements intestinaux et toutes ces sortes d’inconvénients.
De nos jours, il peut arriver qu’on ait du mal à identifier les hommes. Quelques éléments de reconnaissance :
il grommelle en lisant son journal : c’est un homme.
il emploie des mots comme "PSG" ou "ducon". C’est un homme.
il s’allonge tout nu contre vous et il a les pieds froids: c’est une femme.
Malheureusement on ne peut pas faire de généralité. Maintenant, on sait qu’une femme qui entre dans une boutique de lingerie pour s’acheter des bas est parfois un homme. Ceci dit il ne faut pas se décourager.
Il y a pas mal d’autres signes de reconnaissance.
2) affinons la recherche
L’homme est un être instinctif. Il a par exemple l’instinct de reproduction.
Alors certains vont prétendre que l’homme ne pense qu’au sexe. Pas du tout ! C’est juste qu’il a un sens très développé du devoir ! (de la compassion même, pourrait-on dire si on veut parler le Lung Ta’s language)
Et comme je l’ai évoqué plus haut, il a raison de s’en préoccuper, et vite ! Çà urge !!
On a pu constater au fil du temps présent, qui passe, comme le reste, que l’homme d’aujourdhui est capable de maîtriser ses nombreux instincts grâce à cet outil merveilleux : la Pensée.
Imaginons un homme qui a faim. Va-t-il se jeter sur le pauvre petit lapin qui traverse la route ? Pas du tout. Il réfléchit. Il sait qu’en rentrant, il va trouver un bon repas préparé par Madame. Alors il se calme et laisse le lapin tranquille.
S’il ressent le besoin impérieux de se reproduire (évoqué plus haut) va-t-il se ruer sur sa collègue drôlement bien roulée (celle qui a de gros seins) ?? Que nenni. Il fait marcher sa tête. Il se rappelle que la dernière fois qu’il a bavé devant elle avec la langue par terre, il s’est pris une beigne. Alors il se contente de lui tenir la porte avec un sourire poli. Et patiente jusqu’au soir (Madame, etc)
On le voit, les exemples de maîtrise des instincts masculins grâce à l’outil fabuleux qu’est la Pensée ne manquent pas.
Surtout que plus le temps passe, plus on la sollicite, cette Pensée!
Regardez, ya encore pas si longtemps, l’homme, être instinctif s’il en est, se donnait tout entier à son devoir, ahanant sur Madame.
Qu’il a bien fait d’en profiter! Parce que voyez vous, depuis quelques temps, tout a changé !! Eh oui !!! Madame, qui a toujours été réservée sur la question, et même disons le crument, quasi inexistente, se met à vouloir participer! Pire! Elle veut du plaisir elle aussi !!
En plus, il faut faire du bien à Madame ? Mais où va-t-on ???? se dit l‘homme perplexe qui se demande ce qu‘il a bien pu faire pour en arriver là ( n’aurait-il pas dû sortir les poubelles plus souvent??)
Du coup, il est agacé.
Il se pose de nouvelles questions, genre, AVANT : "pourrais je présenter à Madame mes meilleures salutations avec tout ce que je me suis empiffré ce soir ?" et APRES "est-ce qu’elle a aimé ???"
Eh oui, parce qu’il n’en sait rien !!
Car c‘est une autre caractéristique masculine très caractéristique : l’homme ne comprend strictement rien aux femmes !!
Et pourtant qu’y-a-t-il de plus simple qu’une femme ?? Hein je vous le demande ??
10 avril 2008
je vous écris
Depuis des mois, je me réveille avec ce que moi j’appelle le "chagrin", (je crois que Diane dirait "moton"), quelque chose d’ankysté que je portais en moi depuis toujours sans le savoir, un espèce de poison lent mais sûr, qui progressait inexorablement, et d’autant plus inexorablement que je le croyais mon allié.
Or le poison a quelque chose de très embêtant. Il empoisonne. Comme le non-dit d’ailleurs. On se tait toujours trop vite, on a peur d’ennuyer, on a honte de souffrir.
Ce matin, c’est le chant des oiseaux qui m’a réveillée.
Et ce chant, c’était le votre. A vous qui depuis des semaines et des semaines, écoutez mes doléances, partagez mes souffrances, vous qui me faites éclater de rire là où je n’éclate plus que de pleurer.
Alors ce chant, je vous le donne.
Oh bien sûr, j’aurais pu vous écrire en messagerie. Vous n‘êtes pas si nombreux, et quand bien même vous le seriez, je vous aurais écrit à l’un, et à l’autre, puis à l’une, puis à l’autre.
Parce qu’il faut que je vous dise quelque chose : j’ai un petit cœur.
Et même un petit cœur qui bat.
Il bat et se débat depuis ma naissance. Il se débattait déjà avec les motons de ma famille qui parlait pas.
Je suis allée rechercher les motons. Loin. Très loin. Sur plusieurs générations. J’ai voulu partager. Mais vous savez comment sont les gens, surtout les proches. Ils m’en ont fait cadeau. Tiens nad, nous on en veut pas, prends les. Cadeau.
Alors je me suis mise à ramer.
Dans une barque sans rames.
Et à écrire.
J’écris beaucoup. J’écris partout. J’écris tout le temps.
Vous, vous m’avez lue. Mais surtout, vous continuez à me lire. Même maintenant que je suis devenue lisible.
Alors votre présence qui donne à mon présent l’épaisseur simple d’un présent de plénitude, cette émotion je ne veux pas qu’elle se perde, je veux qu‘elle vous revienne puisque vous l‘avez provoquée,
votre chant, je vous le donne.
Voilà.
07 avril 2008
comme un chaton
(Diane) Quind j’vois Papa je n’peux jamais m’arrêter de l’imbrasser, je m’mets à l’imbrasser dix fois d’suite, l’autre fois je l’voyais lever un doigt, puis ensuite deux doigts puis ensuite trois doigts et à quelque part c’est sûr il était en train de compter les baisers que j’lui faisais ! si tu savais comme il a chingé depuis qu’il a eu son accident vasculaire, avint il appréciait pas de se voir vieillir, il avait les larmes aux yeux tandis que là, c’est encore lui, i a des souvenirs, il est pas végétal non plus c’est le même mais en tout doux, comme un ptit chaton qu’t’as invie de cajoler, de caresser, i est comme un infant totalemint dans le momint présint, alors bien sûr y se rappelle des choses, mais dins la minute qui suit il oublie il ne se préoccupe pas de demain, il vit au présint ! Des fois il va savoir quéque chose qui l’rind triste mais deux minutes après il est passé à autre chose, c’est vraimint vraimint l’momint présint ! Tu vois quind Maman était encore là c’était tellemint tellemint douloureux parce qu’elle avait tellemint conscience de son emprisonnement de sa déchéance, elle perdait pas la mémoire çà n’a pas d’allure mais elle n’pouvait plus parler elle n’entendait presque plus rien elle n’pouvait plus voir elle ne marchait plus mais elle aurait été déchirée de mourir en laissant Papa tout seul. Tu sais y étaient tellemint proches ces deux là, commint te dire. Maman, çà a toujours été celle qui fait croire que Papa était le pilier alors qu’in réalité Papa s’accotait sur elle, et puis ils faisaient un tellemint beau couple, alors quind Maman est tombée malade, elle savait qu’mon père ne pouvait pas vivre sans elle. Elle était. Commint dire.
Elle était sa source de vie.
Mais quind elle a perdu ses capacités elle savait qu’elle ne pouvait pas le laisser. Elle savait qu'mon père ne pouvait pas vivre sins elle. Des fois, on allait les voir et on voyait que Papa tenait la main de Maman, c’était correct il lui donnait de l’attention. Quind il a eu son accident vasculaire, tu vois tsu il pouvait passer la journée entière sans donner de l’attintion à Maman, c’est comme si. C’est comme si i avait coupé le lien intre les deux, c’est à partir de ce momint là que Papa venait de mourir dans la tête de Maman, tu comprinds elle voulait tellemint tellemint le protéger, le besoin de protection qu’ils avaient l’un envers l’autre c’est ce qui retenait Maman de mourir, et quand Papa a eu son accidint vasculaire, quind elle a compris qu’il n’avait plus besoin d’elle Maman a su qu‘elle pouvait mourir en paix.
05 avril 2008
assise
(moi, à Lung Ta) je suis surprise de cette explication que tu donnes au sujet des trois points d'ancrage (coccyx et genoux) pour se zazen. Je ne suis pas assez souple pour rester en position lotus plus de quelques minutes et je pense que cette position dont tu parles on ne peut la prendre qu'après des années de pratique, non ???misère ! je suis démoralisée !
(Lung Ta) Pourquoi es tu démoralisée, puisque toute posture peut être la bonne, pour autant qu'elle ne soit pas avachie ? Pour ceux qui peuvent se poser au sol, il vaut mieux en effet assurer une stabilité parfaite par les trois points ,car c'est sur des fondations solides qu'on peut bâtir haut, sinon c'est la tour de Pise !comme le dit Marc dans un autre billet, il faut prendre la posture qui nous convient, pour autant qu'elle soit prise dans l'attention Avec la méditation pas "besoin de se démoraliser", il suffit de se donner rendez-vous avec soi même
(moi) je suis démoralisée précisément parce que JE SUIS !!
Je ne me fixe aucun objectif, mais me rencontrant aujourd’hui, je suis démoralisée !
Ce que tu écris me paraît contradictoire : il me semble en effet qu’on peut très bien construire haut, sur des bases solides, ET DE TRAVERS. La Tour de Pise, dont j’ai eu le privilège de gravir les 293 marches un grand nombre de fois est précisément un bon contre-exemple de ce que tu dis !
Écoute Marie d’Agoult, la belle du compositeur Franz Liszt dont j’aime particulièrement la musique : " Notre vie, c’est la Tour de Pise; nous la commençons avec audace et certitude, ,nous la voulons droite et haute; mais tout à coup, le terrain sur lequel nous bâtissons vient à s’effondrer. Notre volonté fait défaut, nous croyons que tout est perdu. Souvenons nous alors de Bonnano Pisano; imitons le, étayons d’abord notre âme, puis faisons la part de nos fautes. Mais continuons, continuons, ne craignons pas la peine; achevons notre vie penchée, et qu‘on puisse au moins douter en nous jugeant s’il n’eut pas mieux valu qu’il en fut ainsi, et si une perfection plus complète n’eut pas été peut être, moins considérable "
Et ne serait-ce pas justement se fixer un objectif que vouloir à tout prix bâtir droit ??
Le débat est ouvert !
(Marc) si tu peux examiner, décortiquer,démonter pendant 20mn tous les détails de cette -démoralisation, comme si elle ne t'appartenait pas , comme si tu etais un ethnologue observant ambre démoralisée, si tu peux ,pendant 20mn, te dédier uniquement à cela, alors tu réalises 20 mn de regard profond ,de méditation.c'est bouddha démoralisé.
si pendant 20 mn ,tu t'efforces vainement, n'arrivant à rien,c'est bouddha échouant.
si tu réalises cela, tu ne peux plus te blesser d'aucune façon...
(Lilou) Chaque fois que je suis surprise par quelque chose ..qui parle en moi?
Celui qui dit ce qui est vrai , ce qui est faux,et qui cherche sa route à la croisée des chemins?
ou celui qui dit c'est ainsi et qui se pose sur le chemin?
Dans les deux cas c'est moi qui parle..
mais est ce que je dis la même chose?
(moi, à Marc) examiner ? décortiquer ? démonter ? ethnologuer ? réaliser ??? ce ne serait pas de l'anti méditation tout çà ??? (sans compter que pour examiner/décortiquer/démonter/ethnologuer le nombre incalculable de Ambre qui m'habite il faudrait un peu plus de 20 minutes....)
(Marc, à moi) samatha= s'arreter, se concentrer, par exemple sur le souffle, sur toutes les pensées qui surgissent, n'est pas -pas toujours- une fin en soi.
vipassana:en méditant, on peut -aussi- utiliser cette faculté à poser l'esprit sur quelquechose, par exemple sur son manque de moral.simplement regarder ce manque de moral, comme si quequ'un d'autre nous examinait étant démoralisé.si tu peux le faire comme la lumière d'1 phare, regarder, sans penser, c'est fort; sinon tu peux commencer par décortiquer etc, c'est aussi un bon début. le secret, c'est que tu ne peux pas longtemps rester démoralisé et en même temps examinant le manque de moral qui t'habite, comme des millionsd'êtres sur terrre aumême moment. soudain le monde étouffant ,ou tu te débattais à l'étroit, s'ouvre et se déploie à l'infini, comme un ciel qui se déchire. et plus tu pratiques cela, plus tu provoques cette ouverture facilement , et plus elle est vaste. au point que, sur une émotion précise, tu puisses provoquer ce rappel sans avoir forcément à t'asseoir ou "méditer", pour -t'arreter. essaye, ce ne sont pas des mots ni des idées: ce sont des outils , il faut les utiliser pour commencer à le comprendre , ensuite on n'a de cesse de simplifier ,simplifier.essaye. on peut mourir de faim avec un livre de cuisine en mains.
(moi, à Marc) Se concentrer sur le souffle n’est sans doute pas une fin en soi, mais en ce qui me concerne, c’est la seule chose qui m’ait permis de me rencontrer depuis 20 ans que je fais du yoga !!!! (enfin moi quand je suis bien bien speed je n’arrive pas du tout à faire du yoga !) bon. Où en étais je ?
Mon manque de moral ? encore ? mais à peine l’ai-je regardé que je suis passée à autre chose ! Çà c’est clair que je ne reste pas longtemps démoralisée, Dieu soit loué !!! De toutes façons, j’ai une super mauvaise habitude, je n’utilise pas les mots justes, j’utilise les mots pour leur sonorité. J’ai dit démoralisée ? N’en parlons plus. Aujourd’hui je suis euphorisée et je danse. Car on peut aussi méditer en dansant. Bercée jusqu’à l’âme par le séisme que me provoque la musique, je me sens en dansant comme illuminée par des milliers de frôlements autour de moi( jele jure: je ne bois jamais d’alcool ni ne prends aucune substance illicite !) C‘est difficile à expliquer . La danse me fait penser à la vastitude et à l’ouverture dont tu parles. Pour le reste de ce que tu as écrit, j’ai rien compris. Mais j’aime bien le mot " outil". Prête moi ton livre de cuisine!
(mon MAP) Je suis d'accord avec Ambre, la concentration sur le souffle nous donne la bonne position. Je l'ai constaté de multiples fois. La position, que j'ai apprise d'un occidental et donc pour les occidentaux que nous sommes, est une position très simple qui oblige à tenir le dos droit, sans être rigide. Assis sur une chaise ou un fauteuil même. Les chevilles croisées légèrement en retrait, c'est-à-dire les genoux pliés et les chevilles croisées en dessous et les mains posées sur les cuisses. Moi, je le fais assise sur une pierre, sans dossier, et quand je ne suis pas droite, je le sens tout de suite. Car la "méditation", c'est aussi être dans son corps...
04 avril 2008
promenade
c'est ici que j'arrive en quittant ma banlieue..
j'avoue, j'aime pas trop le métro.
Alors je marche.
Ici, Barbès..
çà, çà veut dire que le temps n'est pas trop couvert. Sinon, on la voit pas.(et encore .. j'ai zoomé)
ici, Abbesses.. je voulais voir LE MUR DES JE t'AIME, qui se trouve dans le square juste derrière
c'est à dire là, sauf que ce square est fermé jusqu'en avril et qu'on n'a pas pu y entrer (c'était le mois dernier)
alors j'ai zoomé à travers la grille (comme pour la Tour Eiffel)
un relent de mon temps "hippie" sans doute, quand je rêvais qu'on pouvait vivre de paix et d'amour, en autarcie dans une maison trop merveilleuse quoique légèrement en ruine à retaper,
où on aurait cultivé nos propres légumes, élevé nos propres chèvres, planté notre propre drogue illicite arbre fruitier,
et surtout on aurait fait l'amour entre nous mêmes à raison de 9 garçons pour 2 filles.
Et puis on aurait eu beaucoup d'enfants qu'on n'aurait jamais habillé pour pas qu'ils se mettent à kiffer les marques ni à suivre les modes de p' de ta race, et on ne se serait jamais disputé ni dénigré ni rien parce qu'on aurait fait que s'aimer et se respecter autrui.
Cà aurait été le bon temps






































