15 août 2007
Etty
On ne doit se fixer psychologiquement ni dans l’espoir de la survie, ni dans l’attente de la mort.
Toutes deux sont présentes comme éventualités extrêmes, mais ni l’une ni l’autre ne doit nous requérir totalement.
Même si l’on doit connaître une mort affreuse, la force essentielle consiste à sentir au fond de soi, jusqu’à la fin, que la vie a un sens, qu’elle est belle, que l’on a réalisé toutes ses virtualités au cours d’une existence qui était bonne.
© Etty Hillesum
09 août 2007
Etty
Il faut oublier des mots comme Dieu, la Mort, la Souffrance, l’Éternité. Il faut devenir aussi simple et aussi muet que le blé qui pousse ou la pluie qui tombe. Il faut se contenter d’être. © Etty Hillesum
07 août 2007
Etty
© Etty Hillesum (Lettres de Westerbork)
Il se passe des choses que notre raison, autrefois, n’aurait pas cru possibles. Mais peut-être y-a-t-il en nous d’autres organes que la raison, inconnus de nous autrefois et qui nous permettent de concevoir ces choses stupéfiantes. Je crois qu’à chaque événement correspond chez l’homme un organe qui lui permet d’assimiler cet événement. Si nous ne sauvons des camps que notre peau et rien d’autre, ce sera trop peu. Ce qui importe en effet, ce n’est pas de rester en vie coûte que coûte, mais comment l’on reste en vie. Toute situation nouvelle, qu’elle soit meilleure ou pire, comporte la possibilité d’enrichir l’homme de nouvelles intuitions, mais la souffrance, sous quelque forme qu’elle nous touche, n’appartient-elle pas elle aussi à l’existence humaine ?



















