05 avril 2008
assise
(moi, à Lung Ta) je suis surprise de cette explication que tu donnes au sujet des trois points d'ancrage (coccyx et genoux) pour se zazen. Je ne suis pas assez souple pour rester en position lotus plus de quelques minutes et je pense que cette position dont tu parles on ne peut la prendre qu'après des années de pratique, non ???misère ! je suis démoralisée !
(Lung Ta) Pourquoi es tu démoralisée, puisque toute posture peut être la bonne, pour autant qu'elle ne soit pas avachie ? Pour ceux qui peuvent se poser au sol, il vaut mieux en effet assurer une stabilité parfaite par les trois points ,car c'est sur des fondations solides qu'on peut bâtir haut, sinon c'est la tour de Pise !comme le dit Marc dans un autre billet, il faut prendre la posture qui nous convient, pour autant qu'elle soit prise dans l'attention Avec la méditation pas "besoin de se démoraliser", il suffit de se donner rendez-vous avec soi même
(moi) je suis démoralisée précisément parce que JE SUIS !!
Je ne me fixe aucun objectif, mais me rencontrant aujourd’hui, je suis démoralisée !
Ce que tu écris me paraît contradictoire : il me semble en effet qu’on peut très bien construire haut, sur des bases solides, ET DE TRAVERS. La Tour de Pise, dont j’ai eu le privilège de gravir les 293 marches un grand nombre de fois est précisément un bon contre-exemple de ce que tu dis !
Écoute Marie d’Agoult, la belle du compositeur Franz Liszt dont j’aime particulièrement la musique : " Notre vie, c’est la Tour de Pise; nous la commençons avec audace et certitude, ,nous la voulons droite et haute; mais tout à coup, le terrain sur lequel nous bâtissons vient à s’effondrer. Notre volonté fait défaut, nous croyons que tout est perdu. Souvenons nous alors de Bonnano Pisano; imitons le, étayons d’abord notre âme, puis faisons la part de nos fautes. Mais continuons, continuons, ne craignons pas la peine; achevons notre vie penchée, et qu‘on puisse au moins douter en nous jugeant s’il n’eut pas mieux valu qu’il en fut ainsi, et si une perfection plus complète n’eut pas été peut être, moins considérable "
Et ne serait-ce pas justement se fixer un objectif que vouloir à tout prix bâtir droit ??
Le débat est ouvert !
(Marc) si tu peux examiner, décortiquer,démonter pendant 20mn tous les détails de cette -démoralisation, comme si elle ne t'appartenait pas , comme si tu etais un ethnologue observant ambre démoralisée, si tu peux ,pendant 20mn, te dédier uniquement à cela, alors tu réalises 20 mn de regard profond ,de méditation.c'est bouddha démoralisé.
si pendant 20 mn ,tu t'efforces vainement, n'arrivant à rien,c'est bouddha échouant.
si tu réalises cela, tu ne peux plus te blesser d'aucune façon...
(Lilou) Chaque fois que je suis surprise par quelque chose ..qui parle en moi?
Celui qui dit ce qui est vrai , ce qui est faux,et qui cherche sa route à la croisée des chemins?
ou celui qui dit c'est ainsi et qui se pose sur le chemin?
Dans les deux cas c'est moi qui parle..
mais est ce que je dis la même chose?
(moi, à Marc) examiner ? décortiquer ? démonter ? ethnologuer ? réaliser ??? ce ne serait pas de l'anti méditation tout çà ??? (sans compter que pour examiner/décortiquer/démonter/ethnologuer le nombre incalculable de Ambre qui m'habite il faudrait un peu plus de 20 minutes....)
(Marc, à moi) samatha= s'arreter, se concentrer, par exemple sur le souffle, sur toutes les pensées qui surgissent, n'est pas -pas toujours- une fin en soi.
vipassana:en méditant, on peut -aussi- utiliser cette faculté à poser l'esprit sur quelquechose, par exemple sur son manque de moral.simplement regarder ce manque de moral, comme si quequ'un d'autre nous examinait étant démoralisé.si tu peux le faire comme la lumière d'1 phare, regarder, sans penser, c'est fort; sinon tu peux commencer par décortiquer etc, c'est aussi un bon début. le secret, c'est que tu ne peux pas longtemps rester démoralisé et en même temps examinant le manque de moral qui t'habite, comme des millionsd'êtres sur terrre aumême moment. soudain le monde étouffant ,ou tu te débattais à l'étroit, s'ouvre et se déploie à l'infini, comme un ciel qui se déchire. et plus tu pratiques cela, plus tu provoques cette ouverture facilement , et plus elle est vaste. au point que, sur une émotion précise, tu puisses provoquer ce rappel sans avoir forcément à t'asseoir ou "méditer", pour -t'arreter. essaye, ce ne sont pas des mots ni des idées: ce sont des outils , il faut les utiliser pour commencer à le comprendre , ensuite on n'a de cesse de simplifier ,simplifier.essaye. on peut mourir de faim avec un livre de cuisine en mains.
(moi, à Marc) Se concentrer sur le souffle n’est sans doute pas une fin en soi, mais en ce qui me concerne, c’est la seule chose qui m’ait permis de me rencontrer depuis 20 ans que je fais du yoga !!!! (enfin moi quand je suis bien bien speed je n’arrive pas du tout à faire du yoga !) bon. Où en étais je ?
Mon manque de moral ? encore ? mais à peine l’ai-je regardé que je suis passée à autre chose ! Çà c’est clair que je ne reste pas longtemps démoralisée, Dieu soit loué !!! De toutes façons, j’ai une super mauvaise habitude, je n’utilise pas les mots justes, j’utilise les mots pour leur sonorité. J’ai dit démoralisée ? N’en parlons plus. Aujourd’hui je suis euphorisée et je danse. Car on peut aussi méditer en dansant. Bercée jusqu’à l’âme par le séisme que me provoque la musique, je me sens en dansant comme illuminée par des milliers de frôlements autour de moi( jele jure: je ne bois jamais d’alcool ni ne prends aucune substance illicite !) C‘est difficile à expliquer . La danse me fait penser à la vastitude et à l’ouverture dont tu parles. Pour le reste de ce que tu as écrit, j’ai rien compris. Mais j’aime bien le mot " outil". Prête moi ton livre de cuisine!
(mon MAP) Je suis d'accord avec Ambre, la concentration sur le souffle nous donne la bonne position. Je l'ai constaté de multiples fois. La position, que j'ai apprise d'un occidental et donc pour les occidentaux que nous sommes, est une position très simple qui oblige à tenir le dos droit, sans être rigide. Assis sur une chaise ou un fauteuil même. Les chevilles croisées légèrement en retrait, c'est-à-dire les genoux pliés et les chevilles croisées en dessous et les mains posées sur les cuisses. Moi, je le fais assise sur une pierre, sans dossier, et quand je ne suis pas droite, je le sens tout de suite. Car la "méditation", c'est aussi être dans son corps...
04 avril 2008
promenade
c'est ici que j'arrive en quittant ma banlieue..
j'avoue, j'aime pas trop le métro.
Alors je marche.
Ici, Barbès..
çà, çà veut dire que le temps n'est pas trop couvert. Sinon, on la voit pas.(et encore .. j'ai zoomé)
ici, Abbesses.. je voulais voir LE MUR DES JE t'AIME, qui se trouve dans le square juste derrière
c'est à dire là, sauf que ce square est fermé jusqu'en avril et qu'on n'a pas pu y entrer (c'était le mois dernier)
alors j'ai zoomé à travers la grille (comme pour la Tour Eiffel)
un relent de mon temps "hippie" sans doute, quand je rêvais qu'on pouvait vivre de paix et d'amour, en autarcie dans une maison trop merveilleuse quoique légèrement en ruine à retaper,
où on aurait cultivé nos propres légumes, élevé nos propres chèvres, planté notre propre drogue illicite arbre fruitier,
et surtout on aurait fait l'amour entre nous mêmes à raison de 9 garçons pour 2 filles.
Et puis on aurait eu beaucoup d'enfants qu'on n'aurait jamais habillé pour pas qu'ils se mettent à kiffer les marques ni à suivre les modes de p' de ta race, et on ne se serait jamais disputé ni dénigré ni rien parce qu'on aurait fait que s'aimer et se respecter autrui.
Cà aurait été le bon temps
29 mars 2008
pêche au Québec
Figurez-vous que pendant que nous nous plaignons des températures en Frince, Diane m’annonce froidement (oui, oui, je sais, le mot était facile..) qu’une de leurs activités traditionnelles, à euzote, c’est la pêche sur glace.
Kekksssékkssa ????
Jvous explique, çà vaut le détour.
Vous prenez une belle journée typique de là bas (froid épouvantable, vent glacial, neige, grêle, blizzard, etc) et un beau lac bien gelé.
Alors supposons, nous, on aurait ce temps pourri hivernal, (genre moins 10° au baromètre). Qu’est-ce qu’on fait ? On reste chez nous bien au chaud avec une tisane aux orties (c’est bon pour tout) !!!!
Ben euzotes, pantoute ! I’ font un truc qu’est drôlmint marrint, i’ s’avinturent sur la glace !!! Qu’est-ce que çà a d’marrint ??? Eh bien voilà : il peut arriver que ladite glace se fissure. C’est pour çà que ce jeu québécois est si drôle ! Plus on risque de disparaître dans un trou de glace, plus c’est drôle. Le truc, c’est donc de découvrir l’âge de la glace. Oui, parce que, de la même manière que plus le mâle est jeune, plus il tient le coup, on peut dire que plus la glace est jeune, plus elle est résistinte.
Et inversement.
(D’ailleurs, à ce sujet, si quelqu'un parmi vous pouvait répondre à cette question d’une importance colossale qui est de savoir comment on calcule l’âge de glace, qu’il ou elle n’hésite pas à me contacter) (merci)
oui parce qu’hélas, Diane, sur ce point, est restée plus qu‘évasive, arguant que l‘essentiel est ailleurs.
Que, pour sortir pendant une tempête de neige au risque d’être congelé sur place, et errer sans fin sur un lac gelé qui à tout moment peut se fissurer, ces hommes sans peur et sans reproche ont une sacrée bonne raison ! Et cte bonne raison, c’est de rapporter du poisson dans ma cabane. Enfin je veux dire dans la sienne.
Inutile de vous masquer la vérité plus longtemps : c‘est même pas du saumon.
Mais des tout minus minus poissons, çà s‘appelle des ptits poissons des chnos (150 millimètres au garrot)
Encore une fouaè, nous avons la preuve qu’entre nos cousins d’outre-mer et nous, un océan nous sépaère.
Diane, elle, n’a jamais pêché.
Mais son joint, oui.
Il raconte un peu.
(Gilles) ce jour là, il y avait eu eune avertissemint d’neige abondinte, mais suffit d’être méthodique, tu sais-tsu ? 1) D’abord, pelleter devint la porte pour sortir de chez mouaè,2) Ensu-ite, déneiger mon char,3) ensu-ite, déglacer les essuiè-glaces. Et m'vlà parti à cte fouaè. Bon, j’ai eu un peu d’misère à m'rindre, j’ai dû m’arrêter trois fois en cours pour déglacer les essuie glaces, mais bon çà a été, j’ai quind même bien passé les trinte à l'heure. Sauf à un momint, ostie d'esti de tabernak de crisse ! j’ai croisé un char qui venait en sens inverse et il était du mauvais côté de la route, coudon !!!!! Heureuzmint qu’mouaè aussi, sinon c’était l’choc FATAL !!!! à 3km/h, mais quand même !
(Diane) fais toi z’en pas nad, parce que la glace, figures-touaè qu'elle est très épèèèsse sinon les chars n’s'y aventur''raient pas, on n’est pas des niaiseux tu sais tsu ?
Oui oui. Elle a bien dit chars (chars comme voitures!!!!)
(Gilles) et puis nouzôtes ons’abrite dins des ptites cabaènes préfabriquées qui nous protègent du froaè.Dedins y a un ptit four à bouaè, une table et des bincs.
Franchement ils auraient tort de pas en profiter !
(Diane) donc les lignes sont installées dans les trous et là les pêcheurs "attindent" en buvant des réchauffants, (c'est ce que je préfèrerais) ils jasent ou ils jouent aux cartes (quelle platitude!) mais bon, ils rient et ont l'air à bien s'amuser. Et quand c’est prêt, çà sonne.
Oui oui vous avez bien lu : au Québec, le poisson sonne.
C’est beau la pêche sur glace, tout dmême !!!!!!
illustrations
© toutes les photos sont de Diane
26 mars 2008
une histoire très triste
" arrête de pleurer comme une madeleine!" Qu’est-ce que j’ai pu l’entendre, cette expression !
Çà a commencé lorsque j’étais toute petite. A vrai dire, on était une famille de joyeux fêtards. Mais les jours de fête seulement. Ces jours-là, éclater de rire était toléré et même recommandé, et on s’en donnait à cœur joie, croyez-moi. Le problème c’est que moi je ne peux jamais m’arrêter. Or, rire c’est bruyant. Surtout le mien. Et quand je suis avec ma sœur, n’en parlons pas. C’est peut être pour çà que je me suis mise à pleurer ? En plus j’ai drôlement de la chance parce que, à ce qu’on dit, pleurer c’est un truc de filles, c’est inscrit dans nos gênes comme la satisfaction du ménage bien fait et la recette du bœuf miroton. Faut dire qu’on est si fragiles et si faibles... Pourtant, c’est pas parce que je suis une fille que je pleure. C’est parce que je suis une fille émotive. C’est pas pareil ! Et plus je vieillis, plus je pleure. Par exemple, j’ai pleuré quand Chi Ta m’a appris qu’il était grand-père pour la troisième fois. C’est vous dire si je pleure !! Oui, parce qu’en fait, on ne pleure pas forcément parce qu’on est triste ! C’est çà le truc ! On pleure aussi, et surtout parce qu’on est heureux ! (Je trouve d’ailleurs que les larmes donnent toute leur dimension à la Joie.)
Bien que ce ne soit pas un truc de mecs (forcément, puisque c‘est un truc de filles), je connais aussi des hommes qui pleurent. Damned ! Là où les femmes ont le droit, et même le devoir, d’être sensible, super nounoune et de poser nue pour une marque de lessive, on refuse à l’homme la possibilité de se montrer tel qu’en lui-même : abrupt, puéril et victime de ses émotions et de ses penchants pervers pulsions. Pourtant si çà ne tenait qu’à lui, il se laisserait aller, peuchère ! Il arrêterait de se raser, il se moucherait dans les rideaux et courrait draguer la petite du second (celle avec les gros seins). Mais c’est impossible. La société est là, tout autour, qui veille. Les femmes surtout. Elles épient. C’est ainsi. Il faut le savoir. Non pas que les hommes aient peur des femmes.. Ahahahhahaha n’importe quoi ! Elles sont tellement gentilles, avec leurs ongles incarnat et leurs lèvres pulpeuses prêtes à dévorer. En plus elles sont beaucoup, beaucoup, plein, beaucoup + que les hommes ! Ahahahahah vous êtes foutus ! Bon, c’était une blague. En réalité, les hommes n’ont pas peur des femmes. Et ceci pour une raison fort simple : ils sont aussi des femmes. Eh oui. Vous êtes comme moi hein, vous n’en revenez pas ! Mais on ne peut pas lutter contre la Science. Car c’est prouvé : même chez les hommes qui malgré tout, sont des êtres humains comme nous, il y a une part FÉMININE et une part MASCULINE !
Eh ouais. Vous êtes scotchés, hein ? Après on va s’étonner que les hommes, refoulant leurs penchants bien naturels, écartelés entre leurs incomparables instincts, obligés de retenir leur part de féminité, marchent à côté de leurs pompes.
Bon, pour illustrer mon exposé, je vous mets des photos hyper tristes.
Quand j’étais petite, j’étais amoureuse de mon cousin,
qui au début me le rendait bien. Regardez comme il me faisait un gros câlin !! (si j’ai le visage un peu gris, c’est qu’il me serrait un peu trop fort le kiki.)
On s’est aimés longtemps.
Là, on jouait aux chaises musicales, et quand yavait plus de chaises j’atterrissais sur ses genoux.
Las ! un jour, ses regards se sont tournés vers le lointain horizon truffé de femmes.
Or, vous savez comment sont les hommes !!!!!(oui, parce que mon cousin est un homme !).
Et c’est comme SNIIIFFçà qu’il en a épousé une SNIFFFFautre....
Snnnnif sniiiiiiiiiiiiffff snif..
Heureuzment, je n'suis pas du genre à me laisser abattre..
j'me suis lancée à corps (é)perdu dans le sport comme vous pouvez constater :
......depuis, je suis sur orbite !
25 mars 2008
ménage de printemps
(Clo) je n’attends d’aide de personne, je tiens à le préciser, néanmoins si quelque âme charitable passant par là pouvait me donner une réponse précise à mon problème de rangement je lui en serais éternellement reconnaissante !
(Dicky) Bon le problème est : qu’est-ce qui doit être rangé et qu’est-ce qui ne doit pas l’être ?? On pourrait penser à priori que tout doit l’être, donc le tri va être difficile.
(Isa) pour ma part je prends du siporex, je le sculpte en forme de galet avec un couteau, je le caresse sauvagement et rugueusement avec un papier de verre (perso j'aime bien le résultat mais pour nettoyer la poussière c'est pas le top...…) d’ailleurs je me demande pourquoi quand je fais çà, mon zhom se tient éloigné ?.....chai pas pourquoi...
(Dick) c’est parce que ton homme ne connaît pas intimement les produits d’entretien. Ils sentent bon, ils sont très sophistiqués, mais surtout ils possèdent une caractéristique que seule une longue et terrible psychanalyse m’a fait comprendre : ils sont le symbole de la SOLUTION ! Avec les produits d’entretien, un PROBLEME = une SOLUTION !! Dans la vie, un PROBLEME = un PROBLEME.
(Brie) peut être. Mais tu m‘enlèveras pas de l‘idée que le rangement et le ménage sont le résultat de l’huile de coudes plutôt que la conclusion d’une pensée raisonnante !
(Sylvie) ouais, Brie a raison, le ménage naît de l’expérience !!
(Philippe) évidemment, vous nous prenez pour des idiots, ou quoi ? c’est seulement pour lui donner un fondement logique que les prémisses sont puisées dans le produit d’entretien !
(Clo) sans compter que tous ces produits bouzillent la planète !
(Mollie) pff, faites comme moi, préoccupez vous uniquement de votre jardin, et votre vie en sera transformée. Regardez par exemple, le bambou sacré que je viens de replanter, il est tellement content qu’il re-pousse de plus belle ! Bon évidemment il a fallu longuement négocier, il s’était habitué à l’endroit où je l‘avais mis, mais maintenant qu‘il a compris que c‘était pour son bien il se déploie tout en élégance et devient de plus en plus magnifique !
(Dick) C’est bien ce que je disais !! avec les produits d’entretien t’as pas besoin de négocier. Le produit d’entretien non seulement n’a rien à dire, mais il t’offre en plus la possibilité d’exprimer, expulser, projeter ton paysage intérieur ! C’est autre chose qu’un bambou, même amadoué !
(Brie) oui ben vaut mieux un bambou amadoué que des plants encerclés !
(Fazou) moi je suis d’accord avec Dick, sauf que c‘est avec mon pinceau que je ressens çà. De toutes façons, j‘fais pas le ménage. J’ai pas que çà à faire, j’ai une expo à préparer, moi !
(Philippe) j’adhère, j’adhère. Le pinceau, comme la brosse à récurer, est un outil précieux !!!
(Dick) oui, comme la brosse le pinceau permet la recomposition de la perception. C’est dingue, çà, personne ne reconnaît ce phénomène extraordinairement méconnu !
(Isa) c’est peut être que ta brosse est usée. Mon zhom, quand jlui dis, "tiens prends la brosse et frotte sans ménager ta monture" il est grave tenté de ne pas expérimenter.
(Sophie) ouais, c’est pas donné à tout le monde, le bonheur de se Réaliser en brossant!
(Dick) c’est inouï ce que vous me dites. Alors qu‘en brossant (plus qu‘en aspirant, je vous l’accorde) on se sent … comment dire…….rééquilibré. Voilà. Rééquilibré.
(Isa) tu veux pas dire déséquilibré plutôt ?
(Dick, les yeux fermés, comme en transes) …celui qui ose le brossage découvre une sorte de rééquilibrage. La pression de l’extérieur et la frustration de l’intérieur semblent s’unir en une parfaite harmonisation. Le corps se détend. L’esprit se met à babiller. Le Réel devient alors magie sous l’influence combinée ….
(Brie) ……sous l’influence combinée de substances illicites. Tu devrais arrêter les anémones, çà te cuit le cerveau!
(Ariaga, chuchotant ) ne le brusque pas… un homme qui brosse, çà se ménage...
(Dick) j’insiste toutefois sur le fait que l’expérimentation du brossage est une brève thérapie du Réel car c’est enfin le moment où l’individu devient l’égal des conditions dans lesquelles il baigne !
(Isa) purée, t’as raison de le souligner !
(Philippe) ne nous mentons pas : en stricte logique, il y a un fossé entre le ménage et le pinceau. C’est pas le ménage qui te sauter par-dessus le fossé aussi longtemps que tu t’en tiens à ce concept simpliste !
(Dick) certes, mais reconnaître que nous sommes comme dans un cercle, et que, par conséquent, il nous faut en sortir pour en voir son aspect tout entier, présuppose que nous sommes prêt à le dépasser. La brosse est l‘outil qui nous fait le dépasser !
(Brie) dire qu’on nous avait caché çà !!!!
(Dick, brandissant son index vers le ciel étoilé) …….Nous devons ré-apprendre le chaos, le hasard, la contingence !!!! Nous perdre pour enfin émerger !!! Nous devons agir à la fois sur le passé, le futur et le présent !!!
(Sylvie) tu me l’as enlevé de la bouche !
(Dick, la voix cassée par l’émotion) ……..Ne pas hésiter à dire :"On se brosse la semaine dernière ?", ou bien "Je trouve que Demain il était vraiment temps de se brosser ". Pas d’autre moyen de s’en sortir.
(Clo, tirant sur le col de sa robe) heureusement que tu passais par là, sinon c’était foutu, jme serais contentée de passer l’aspirateur dis donc !
24 mars 2008
j'ai 1000 ans !
Depuis quelques temps, je marche. Quand je ne marche pas, je fais comme Clo, je range mon PC (d‘ailleurs, je voudrais bien savoir pourquoi plus je range, plus c’est la pagaille ?) c’est comme çà que j’ai retrouvé un commentaire que j’avais écrit sur le blog de Lung Ta, ici. Je vous le livrillico (le comm, pas Lung Ta)
(Ambre): Vous ne trouverez pas mauvaise, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de vous rencontrer, car votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.
(Lung Ta) : Madame, je suis votre serviteur.
(Ambre): Je vois, Monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie?
(Lung Ta): Je crois que tout au plus vous pouvez avoir 50 ou 51 ans.
(Ambre): Aahahahahhahahha!!! j'en ai 1000!!!
(Lung Ta): MILLE ?????
(Ambre): Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi fraîche et vigoureuse.
(Lung Ta) : Par ma foi ! voilà une belle jeune mamy pour 1000 ans !!
(Ambre): (belle et jeune? C’est tout? T’aurais pu trouver mieux! Bon enfin. Continuons) Pour exercer mon grand et beau secret, je cherche un individu digne de m’occuper. Et je voudrais, Monsieur, que vous fussiez encore plus vieux que vous n’y paraissez, désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l’excellence de mon remède, et l’envie que j’ai de vous rendre service.
(Lung Ta) eh bien précisément j’ai des douleurs de tête
(Ambre) ne serait-ce pas que vous réfléchissez trop ?
(Lung Ta) il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.
(Ambre) vous réfléchissez trop, vous dis-je !
(Lung Ta) J’ai quelquefois des maux de cœur.
(Ambre) et en réfléchissant, vous lévitez trop haut.
(Lung Ta) je me sens parfois des lassitudes.
(Ambre) quand je vois les titres de vos livres j’en suis pas étonnée.
(Lung Ta) et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre.
(Ambre). Appuyez sur pause, çà urge. Choisissez un lieu calme et fermez les yeux s’il y a trop de lumière. Si c’est impossible, fixez un objet posé sur votre bureau. Respirez amplement quelques secondes, puis répétez les paroles magiques que vous avez l’habitude de dire lorsque vous méditez (par exemple : Ambre n‘est pas une nounoune). Votre esprit va automatiquement se laisser aller et se vider.Vous aimez à boire un peu de vin ?
(Lung Ta) Un ptit St Nico, c’est pas de refus.
(Ambre) çà embrouille les pensées ! Détoxifiez ! Un jus de citron ou du thé vert serait mieux ! Que prenez-vous pour votre nourriture ?
(Lung Ta) un repas bien équilibré, avec des légumes et des fruits frais.
(Ambre) que diantre faites-vous de ce régime là ? Il vous faut de la bouillie d’orties. En plus çà vous fera pas de mal vu que vous n’avez plus un seul cheveu. Et n’oubliez pas la vitamine du zen, le seul légume qui fait sourire : la carotte ! Et puis pour faire couler tout çà, chantez ! Riez! Faites la danse du ventre ! Déhanchez-vous au son du houla-hop ! Ya rien de meilleur pour la circulation de l’énergie et l’ouverture des chakras !
(Lung Ta) je vous suis obligé, Madame, des bontés que vous avez pour moi.
(Ambre) adieu ! Croyez bien que j’m’ennuie point, mais la sérénité n’attend pas le nombre des années !
(comme vous constatez, la photo n’a aucun rapport avec le texte. Je voulais photographier le métro à Barbès, seulement voilà, j’avais le soleil dans l’œil, alors forcément, jvoyais rien! Pff)
22 mars 2008
daleth (1)
Ce matin, je me suis réveillée vivante - eh oui, il y a des tas de fois où on ne se réveille pas vivants - mais j’étais néanmoins déstabilisée par la conscience de l’immense solitude que je ressens depuis quelques temps. Çà fait mal, purée, comment vivre avec çà ??? À certains moments, j’en ai une conscience si aigüe que j’ai envie de hurler. Une seule solution : lâche, nad, lâche prise, lâche. Alors elle lâche, nad. De toutes façons c’est jamais elle qui gagne, parce que la vie est le maître. C’est quoi ces âneries qu’on écrit sur la méditation ? La paix, tout çà ? elle est où la paix ? le grand chambardement, je ne dis pas. Mais la paix ? les doutes, les larmes, et ce putain de mal de chien ? Ya des moments où je voudrais ne m’être jamais zazen. Et tout en disant çà je sais très bien que c’est aussi idiot que de dire " je voudrais n’avoir jamais su marcher". Çà va tellement vite pour moi que j’en ai le tournis. Non pas que j’aie peur, non. Je découvre quelque chose que Etty décrivait ainsi, (je cite de mémoire) "on est partout chez soi lorsque l’on porte tout en soi" C’est une sensation ennivrante, une espèce d’élation totalement jouissive. En même temps, je vis dans un paradoxe permanent. Chaque fois que je me crois "arrivée", je me rends compte que tout est encore "à faire". J’ai lu ya pas longtemps un truc super intéressant qui s’appelle "une spiritualité qui transforme ". la 1ere chose que j’ai envie de dire, c’est, s’agit il de se transformer, ou d’être ? Et si je ne devais retenir qu’une chose, ce serait, - bien que pour moi, le mot " éveil" ne veut "rien" dire : " le désir d’éveil n’est en fait que la tendance avide de l’ego de tout saisir. Ainsi c’est la recherche même qui nous empêche de le vivre " Oui : " tout est ati ". Alors maintenant, je vais vous dire un truc : Tout ce qu’on raconte sur la méditation c’est du patati patata. Aujourd’hui, je suis en mesure de témoigner (ce qui prouve que j’avais raison de me méfier) pour moi
méditer c’est me sentir à l’étroit en dedans,
méditer c’est me jeter dans le vide sans filet,
méditer, c’est n’être pas mais naître tous les jours
daleth (2)
L’autre fois j’avais le cœur tellement en larmes que je pleurais dans le train, ben oui je suis comme çà, quand je suis triste je pleure même si c’est dehors, ya qu’enlever mes lunettes que je ne fais pas devant n’importe qui, et donc voilà, je pleurais, et à chaque station les gens qui montaient dans le train me regardaient et vite vite détournaient la tête, des fois que le chagrin s’attrape, purée mais yen a pas un qui va me serrer dans ses bras ????? (clin d’œil à Sylvie qui comprendra pourquoi) Çà me rappelle une fois, ya longtemps, j’attendais mon fils à la sortie de l’école primaire et je vois une femme que je ne connaissais pas, elle pleurait sans bruit, pour ne pas déranger, elle se cachait des autres mamans, elle avait le visage tourné vers le mur, je me suis approchée et tout doucement je lui ai demandé si je pouvais l’aider, et j’ai vu ses larmes gonfler, comme si elles n’attendaient que ce droit à la parole, et aussi bas que le ton de ma voix elle m’a dit que son petit garçon venait de mourir, et qu’elle venait voir la maîtresse, pour qu’elle lui parle de lui, qu’elle lui raconte ses écritures, ses dessins, ses bêtises peut être, et j’ai pris cette maman dans mes bras, et je l’ai serrée très fort, et elle a pleuré comme çà un petit moment sur mon cou, et en repensant à elle je me suis arrêté net de pleurer, parce que mon fils à moi est vivant, et que je ne vois vraiment pas ce qui est plus important que la vie. Oui donc, où en étais je. Ce que je voulais vous dire, c’est que ressentir les choses, c’est totalement insuffisant. (et cette fois, c’est à Ariaga que je fais un clin d’œil, à elle le vieux barbu qui sait mettre mes ressentis en "formes") En fait, je me sens comme Helen Keller.
© photo d’Isa (elle prête pas son homme mais elle prête ses cailloux) Oui, parce que si lire Etty marque durablement mes vieux jours, Helen a laissé une indélébilempreinte en mes jeunes années. L’histoire de sa vie que j’ai lue lorsque j’avais 14 ans m‘avait touchée au point qu' à cette époque j’ai appris l’alphabet des sourds muets. (ceci dit, vu le joint que j’ai, çà me sert !!!!) (clin d’œil à Isa qui veut pas prêter son zhom aux copines !)( Égoïste, va !).
daleth (3)
Helen était sourde, muette et aveugle. Dans la prison dans laquelle était enfermé son esprit, elle sentait confusément que quelque chose de fantastique était à sa portée mais elle ne pouvait ni se le demander à elle-même ni communiquer avec les autres. Avant, je vivais comme Helen : sourde, muette et aveugle. C’est une illusion de croire qu’il suffit d’avoir des yeux pour voir. Je restais dans le familier, quand bien même c’était de la souffrance, car çà me rassurait. Parfois, il est vrai, une sensation fugitive m’indiquait que je passais à côté de quelque chose d’important. Dans ces moments là, je rentrais dans des colères terribles. Mais elles étaient stériles, puisque j’étais d‘une certaine manière handicapée de la communication. La chose la plus importante que je viens de comprendre, c’est que çà ne sert à rien de pouvoir parler si on ne sait pas PARLER AUX AUTRES ET FORMULER DES DEMANDES La 2e chose (paradoxale) qui m’est apparue c’est que si on ne peut se rencontrer soi que seul on ne peut pas toutefois se rencontrer soi tout seul. Et là je ne veux certainement pas parler d’un gourou ou d’un truc comme çà. Je parle de l’Autre, ou pour mieux dire, d’une altérité comme le fut Julius Spier pour Etty ou Ann lorsqu’elle donna à Helen Keller les outils qui lui permettraient de sortir de l’obscurité. Car de la même manière que les mollusques bâtissent leur coquille à l’aide d’ éléments qu’ils puisent dans la mer, de même l’esprit prend sa nourriture autour de lui, dans le partage et grâce à la communication et c’ est ce qui lui permet de se transformer. Bon, pour changer un peu, aujourd’hui je ne vous citerai pas Etty, mais Helen Keller. Lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre, mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu’on ne voit pas celle qui vient de s’ouvrir à nous. HELEN KELLER






































