zen pour les nulles

enfin des explications claires pour les nounounes !

05 février 2008

no comment

Jean-Baptiste, le teint un peu blanc, à son copain :

"on dit que la folie est héréditaire........ t'as vu ma mère ????? j'ai PEUR !!! "

Posté par AMBRENEIGE à 05:56 - zen avec son ado - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2008

la croix, und so weiter

mon fils, en apparté à son copain :

" Ma mère, c'est la seule personne au monde que quand elle m'explique quelque chose, à la fin c'est moi qui dois lui expliquer de quoi elle parle !!!"

eh oui mon fils.

A chacun sa croix.

Posté par AMBRENEIGE à 09:10 - zen avec son ado - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 janvier 2008

words in red

C’est dramatique.

Comme le souligne ici Dickou, (komlesoulignissidikou), on nous fourre dans la tête une foule d’idées totalement abstraites et inutiles, comme le temps et le remplissage du temps.

Que nous sert en effet de ressentir le temps comme une durée ?

Que nous apporte l’impatience là où nous pourrions être un modèle de patience et d’autant plus vertueux que si nous ne divisions pas le temps en unités visualisables, le temps en tant que durée n’existerait pas, et qu’ainsi nous n’aurions aucun intérêt à être impatient et que par conséquent pas plus à ne pas l’être ??

Justement, je parlais de çà avec Diane hier.

(moi) le temps existe. Regarde dans quel état çà met Dicky !

(Diane) pff c’est parce que l’ timps est gris.

(moi) heu …. Pardon ?

(Diane) l’ timps est gris.

(moi) certes, mais je ne te parlais pas de la météo…

(Diane) mouaè non plus !! j’te parle des couleurs !

(moi) des couleurs.

(Diane) Tu n’vouaè pââ en couleurs, touaè ??

(moi) Si je vois les couleurs? ……… heu….

(Diane, super sérieuse) non mais, tu vouaè tsu en couleurs ?

(moi) certes, je vois en couleurs….mais j‘attends la suite …., je ne vais pas te contrarier, je sens que c’est pas le moment..

(Diane) à toutes les fouaè j’ t’appelle Nadège et pas Nad . Sais-tsu pourquoaè ?

(moi) heu… parce que c’est particulièrement un beau prénom ?

(Diane) Parce que vouaè-tsu, Nadège est rouge !

(moi) ah oui?

(Diane) Alors que Nad, pf, c’est rouge foncé et çà finit en gris pâle !!!

(moi) gris pâle. Mais c’est bien sûr.

(Diane) supposons maintenint que j’me rappelle plus du prénom de Sylvie …

(moi) …….Sylvie ? ........heu, vert ?

(Diane) ah pantoute ! Sylvie, c’est jaune ! Alors j’cherche dins les prénoms jaunes : Line, Hélène, ……..

(moi, abasourdie) jaune, bien sûr. Où avais-je la tête ?

(Diane) in fait, sssss' sont les voyelles qui sont in couleur. Tu vouaè, par eximple, j’n’dis jamais l’ mot niaiseux. Niaiseux, c’est jaune et rouge, c’est MOCHE !!! J’dis stupide, parce que stupide est bleu ! est-ce que tu vouaè tsu comme stupide est beau ?

(moi) oh bah tu penses ! Je ne vois que çà!

(irruption de mon fils dans la pièce)

(JB) encore au téléphone avec Diane ?

(moi) oui figures toi que pour Diane, les mots sont en couleurs ! Par exemple, Nadège est rouge !

(JB) ah pas du tout, Nadège c’est bleu !

(moi, complètement sonnée) comment çà, Nadège c’est bleu ?

(Diane) …….bleu ??? mais bleu c’est très beau !

(JB) où elle voit que c’est rouge Diane ? Nadège c’est bleu !

(moi) bon Dicky, j’ai une bonne nouvelle pour toi, et tu ne vas même pas avoir besoin de te racheter une montre : ta gestion du temps est ingérable tout simplement parce qu’elle est en noir et blanc !

Posté par AMBRENEIGE à 17:13 - zen entre nounounes - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2008

cette partie de Etty : réponse à vos comm

ettyPICT1742

Dans le post précédent, j’ai cité une phrase de Etty qui me touche énormément,

" cette couche la plus profonde et la plus riche en moi où je me recueille, je l’appelle Dieu "

Ses mots me touchent tellement que j’ai pris la liberté de les faire traduire par une de mes copines qui parle un peu l’italien, oui parce que entendre de l’italien aussi, çà me fait frissonner. Et moi, j’aime bien accumuler les frissons. Voilà bien ici une logique de nounoune, alors qu’Etty était une jeune femme néerlandaise.

Mais bon.

D’ailleurs, je cite souvent Etty comme si tout le monde la connaissait.

Ben pas forcément, à ce que je vois.

Alors pour commencer, je vous la situe un peu.

Quand Etty est née, mon grand-père avait 7 ans. C’est pas une bonne référence ? Bon, supposons.

Edith Piaf, çà vous dit quelque chose ? Eh bien elles étaient contemporaines.

A part çà, Etty était juive, plus par souci d’identité culturelle d’ailleurs que par conviction. Par exemple, elle avait appris l’hébreu. Ce n’est qu’au moment de sa rencontre avec un chiropsycho flûte, je l’écris toujours à l’envers. Un psycho chiropracteur, (un espèce de psy qui lisait le caractère des gens dans les lignes de la main) (cette faculté qu’il avait était dit on fascinante et stupéfiante) ( et son charisme était exceptionnel) (en tout cas sur les femmes) (et donc sur Etty)(il était devenu son guide) (son grand maître).

Oui donc, en février 1941 (elle avait 27 ans) elle rencontre cet homme sur lequel elle focalise ses pensées, ses désirs, son affectivité, tout quoi. La totale. Bon, le truc c’est qu’il était marié, qu’il avait des enfants, l’histoire d’amour super mal barrée.

Sans compter qu’il était un peu vieux. (mon âge)

Oui donc c’est lui qui l’a incitée à relire la Bible et lui a fait connaître Saint Augustin.

J’ai lu deux livres d’Etty (je ne sais pas s’il en existe d’autres), son journal, publié sous le titre " Une vie bouleversée". Comment les cahiers d’Etty sont arrivés jusqu’à l’éditeur, alors là on ne sait pas trop. C’est quelquun qui après la guerre les a amenés à quelqu’un qui les a amenés à quelqu’un qui finalement les a apportés à un éditeur.

Dans son journal, Etty s’analyse sans relâche, mais ce qui donne à cette introspection son caractère exceptionnel, c’est qu’en se décrivant elle mm elle décrit du même coup les possibilités humaines de chacun et à tout moment de l’Histoire. Son journal est un long dialogue entre l’absurdité de la guerre et la conviction profondément ancrée en elle de la bonté et de l’indestructibilité de la vie, Vie qu’elle appelait Dieu (je précise çà pour Isa qui est athée)

Car faut bien savoir que quand on dit Dieu, on ne parle pas forcément de Dieu, pas plus que quand on dit " je suis", on ne parle pas forcément de ce qu‘on est. Tout dépend du contexte. C’est comme l’histoire de la table qui se prenait pour un radeau. Mais je m’égare.

Oui donc, j’ai découvert "Une vie bouleversée" en Pocket. Dans cette édition, après le Journal, il y a quelques lettres qu’elle avait écrites du camp de Westerbork. J’ai donc compris qu’il y avait un deuxième livre que je me suis empressée d’ acquérir.( "Lettres de Westerbork")

Ce camp avait ceci de surprenant qu’en fait, il avait été construit par les Néerlandais (et non pas par les Allemands) pour rassembler les réfugiés juifs apatrides venus aux Pays Bas. Bon ceci dit c’était pas un hôtel 3 étoiles non plus, c’était même le truc le plus inhospitalier qu’on pouvait trouver dans le coin. Donc, ce camp était déjà occupé par des "résidents" avant la guerre. Ce n’est qu’en 1942 qu’il est passé sous commandement allemand (" Polizeiliches Durchgangslager") mais donc la grande originalité de ce camp c’est qu’il était délégué aux juifs eux mm (plus exactement, aux plus anciens résidents du camp)

Etty faisait partie de ce groupe de " fonctionnaires " envoyé par le Conseil juif à Westerbork ( plusieurs amis lui avaient suggéré de se cacher, mais elle avait refusé) et dans le camp, elle avait un rôle d’ "assistante sociale ". C’est pourquoi elle pouvait aller librement (au moins au début) entre Amsterdam (où elle habitait) et Westerbork.

En fait, le sort d’Etty et de sa famille s’est joué sur le fait qu’un jour, sa mère a eu l’idée d’écrire au commandant en chef SS allemand pour demander que Mischa (un des frères d’Etty) ne soit pas déporté. Le commandant, qui comprenait sans doute pas bien le néerlandais, s’est mis dans une colère monstrueuse et a ordonné la déportation immédiate de toute la famille Hillesum.

Ils sont tous morts à Auschwitz, sauf Jaap, l’autre frère de Etty (il avait eu la " chance" d’être déporté à Bergen-Belsen mais il est mort dans le train qui évacuait les détenus en 45).

Bon.

Pour répondre à vos comm, j’ai choisi de citer Etty de nouveau.

A Sophie, qui s’exclame « C'est une très belle définition de la foi ! »

Je répèterai ici les mots qu’Etty avait écrits à son guide et ami le psycho chiropracteur

«  Dire qu’on a en soi assez d’amour pour pardonner à Dieu !«

A Clo, qui dit que «  J'ai beaucoup aimé sa définition de Dieu...Elle nous dit qu'il est au fond de notre cerveau et qu'il faut aller le chercher. Ce n'est pas vraiment de la foi, c'est du travail...mais pas dans le sens latin (instrument de torture) mais dans le sens anglo-saxon...

Posté par G de B, 16 janvier 2008 à 18:26  »

Je citerai :

« La vie est difficile mais ce n’est pas grave. Travailler à soi-même, ce n’est pas faire preuve d’individualisme morbide. Si la paix s’installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d’abord la paix en soi-même, extirpe tout sentiment de haine pour quelque race, ou quelque peuple que ce soit, ou bien domine cette haine et la change en autre chose, peut-être même à la longue en amour. »

À Sylvie, « Oula grenouille a t'elle vu de la cervelle dans cette phrase d'Etty? L'âme a t'elle une place aussi définie? Etty dit seulement profond, et proofnd, moi je crois que ça transperçe bien plus loin que le corps matériel. En tout cas, c'est une phrase magnifique et elle me fait beaucooup vibrer!

Posté par barbesse, 19 janvier 2008 à 10:31 «

"Mais une heure de paix, ce n’est pas si simple. Cela s’apprend. Il faudrait effacer de l’intérieur tout le petit fatras bassement humain, toutes les fioritures. Une petite tête comme la mienne est toujours bourrée d’inquiétude pour rien du tout. Le fatras s’insinue partout. Créer au-dedans de soi une grande et vaste plaine, débarrassée des broussailles sournoises qui vous bouchent la vue, ce devrait être le but de la méditation. "

A Isa,

« en tant que ATHEE, que te dire ??? le mot DIEU n'est pas dans mon vocabulaire à moi...non je ne te parlerai pas de la couche que je tiens puisque tu la connais, je t'en donne encore la preuve !!!!
et je réponds un peu à côté mais j'ai envie de le dire : ne serait-ce pas le moment d'éviter de trop penser,s'analyser, mais essayer de se reposer ou se faire plaisir à soi-même plutôt qu'aux autres quitte à les décevoir momentanément, pour se retrouver et retrouver automatiquement son bien -être ou être en mesure d'appréhender ses douleurs ?
de toute façon on a tous des moyens différents pour y parvenir (quand tu parles de ce que l'on a en soi), mais on ne sait pas (ou n'ose pas) forcément les mettre en oeuvre....

Posté par Willow, 19 janvier 2008 à 10:33 »

"L’essentiel est d’être à l’écoute de son rythme propre et d’essayer de vivre en le respectant. D’être à l’écoute de ce qui monte de soi. Nos actes ne sont souvent qu’imitation, devoir supposé ou représentation erronée de ce que doit être un être humain. Or la seule vraie certitude touchant notre vie et nos actes ne peut venir que des sources qui jaillissent au fond de nous-mêmes. "

© Etty Hillesum

Et à Ariaga:

« Il y a toujours un passage, une transition entre les vies mais pourquoi ce passage serait-il obligatoirement sombre. Si on a vécu une vie lumineuse je ne vois pas de nécessité sinon l'idée judéo chrétienne que l'on doit toujours souffrir, expier.

Posté par Ariaga, 08 janvier 2008 à 16:05 »

« Il faut oublier des mots comme Dieu, la Mort, la Souffrance, l’Éternité. Il faut devenir aussi simple et aussi muet que le blé qui pousse ou la pluie qui tombe. Il faut se contenter d’être. »

© Etty Hillesum

Voilà, ce sera le mot du jour.

Être simple et muet comme le blé.

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© photo chipée à CLO

Posté par AMBRENEIGE à 11:48 - Etty - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2008

cette partie de Etty

Quella parte di me, la piu profonda,e la piu ricca, iu cui riposo, è cio che io chiamo DIO

Et ce moi-même, cette couche la plus profonde et la plus riche en moi où je me recueille, je l’appelle Dieu.

Posté par AMBRENEIGE à 06:25 - Etty - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

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Il me faut partir. Traverser une multitude de galeries souterraines étroites et sombres avant de parvenir brusquement à l’air libre et à la lumière.

                                                                        © Etty Hillesum

Posté par AMBRENEIGE à 21:42 - Etty - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2008

anniversaire

Comme je le disais à Clo hier, chez moi, ya des bouquins partout.

Les trois bibliothèques sont blindées, donc j’en mets un peu sur les autres étagères, au pied de mon lit, en haut de l’escalier, en bas aussi.

En plus, je suis allée récupérer tous ceux de ma mère parce que mon frère voulait s’en débarrasser.

Sans compter ceux que Brie m’a amenés la dernière fois qu’elle est venue.

Alors voyez-vous, mes bouquins c’est devenu comme une foule pleine de monde.

Hier, j’ai donc eu l’idée de ranger mes bouquins.

J’ai fait un peu de chambardement, déplacé les K7 et les DVD pour faire de la place pour mes chers livres, en attendant que Isame fasse une méga étagère.  

Je suis vraiment contente, ils sont tous rangés.

Maintenant c’est les K7 et les DVD qui sont empilés par terre.

Mais comme dirait mon fils

"quand tu as une idée çà finit toujours mal "

Bon de toutes façons c’est pas çà que je voulais vous dire.

Aujourd’hui c’est l’anniv de ma rencontre avec Etty.

PICT1746

Un an déjà !

etty_PICT1743

Mais la Vie, pas avare de surprises, m’a réservé quelque chose qui m’émeut encore bien plus,

une chose qui rien que d‘y penser,

me donne des frissons partout partout.

Et pas seulement parce que Sylvie a pensé à moi en écrivant ce beau message,

"une sorte de réponse, " dit elle,

" pour te dire que quand on se sent seule à plusieurs,(même à des kilomètres, même sans s'être serré la main), ben en fait, on est plus tellement seule! Même qu'on pourrait créer une communauté de solitaires et ça s'appellerait société.... ou blog..."

coeurs

Aujourd’hui, 14 janvier 2008, la Joie met un peu de douceur sur le petit cœur tremblant de Sylvie.

petits_coeurs

Eh oui.

On ne peut pas empêcher un petit cœur qui aime de trembler.

Et çà,

c’est le plus beau des cadeaux d’anniversaire.

Posté par AMBRENEIGE à 12:51 - zen entre nounounes - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

les clous

Cher Papa,

Je t’ai pleuré longtemps lorsque tu nous as quittés.

Tu as su m’apprendre l’obéissance inconditionnelle, l’amour sans réserve, et quand je m’égarai du droit chemin, le tien, Maman était là pour m’y ramener.

Je me rappelle encore de tes formidables leçons de vie,

comme "ce qui arrive aux autres est toujours de TA faute", "tu n’as qu’un droit, celui de te taire" ou encore "il n’y a pas de demande, il n’y a que des commandes".

Pardonne-moi si je n’ai pas toujours été docile.

Mais je n’étais qu’une petite fille.

Je ne comprenais pas tes règles de vie simples et cohérentes, comme te regarder en baissant les yeux et obéir dès la première injonction.

Heureusement, Maman était là pour me dire que c’est pour mon bien. Et que je te faisais tellement de mal quand je désobéissais !

Toute ma vie j’ai essayé d’appliquer tes principes.

Oh, je l’avoue, çà n’a pas été facile. J’avais énormément de désirs !

Heureusement, tu m’as expliqué que çà ne compte pas.

Au début, c’était très difficile.

Alors quand j'avais envie de quelque chose, j’allais planter un clou dans un volet de ma maison.

Rageusement, il est vrai.

Mais je voulais tellement que tu sois content !

Alors j’ai vite progressé.

Si bien qu’ensuite j’ai pu enlever un clou chaque fois que je réussissais ce que tu m'as appris.

Tu peux être fier de moi, Papa.

Il n’y a plus aucun clou dans mon volet.

Et c’est pas grave, n’est-ce pas, si les clous ont laissé des trous dans le volet et qu’il ne sera plus jamais comme avant ?

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12 janvier 2008

RMI et boule de gomme

J’ai un ami RMIste, SDF qui vit dans son véhicule, et on vient de lui retirer 50 euros sur le RMI (merci qui………..????) (vous savez peut être qu'on retire 50 euros sur le RMI des locataires et propriétaires).

Vous trouverez ci-dessous la lettre qu’il a préparé

img0698

À moi et à tous ceux qui ont la Joie d’avoir un toit sur la tête…….

(même si on va pas voir les prostituées)

(on peut pas tout avoir)

Je nous souhaite un bon week end

Posté par AMBRENEIGE à 08:41 - zen dans la réalité - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2008

personne n'aime personne

c'est vrai que t'aurais pas du payer cash,

parce que tout ça n'en vaut vraiment pas la peine,

c'est vrai que tu as donné le meilleur sans compter, mais,

c'est vrai que tout le monde s'en fout

et que tu es abominablement seule,

personne ne viendra que tu cries ou pas,

tu ne peux compter sur rien et les urgences sont pleines,

alors tu peux te déliter totalement,

te morceler, te désarticuler,

et toi, maintenant que tu te noies,

tu peux donner un coup de pied au fond, et aprés,

vider ta tristesse jusqu'à la dernière goutte,

sur le tapis rouge de la yourte.

Alors, pourquoi pas, tu pourrais ramasser ton corps,

ton corps sans queue ni tête ainsi décomposé,

qui remontera tout seule vers la lumière,

là bas au bout du tunnel, déjà une lueur à l'horizon,

car, aprés tout, qu'as tu besoin d'autre

qu'une flamme au milieu de ton œil ?

© Sylvie la Yourtière

Posté par AMBRENEIGE à 20:40 - zen dans la réalité - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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