zen pour les nulles

enfin des explications claires pour les nounounes !

24 mars 2008

j'ai 1000 ans !

Depuis quelques temps, je marche.

Quand je ne marche pas, je fais comme Clo, je range mon PC (d‘ailleurs, je voudrais bien savoir pourquoi plus je range, plus c’est la pagaille ?)

c’est comme çà que j’ai retrouvé un commentaire que j’avais écrit sur le blog de Lung Ta, ici.

Je vous le livrillico (le comm, pas Lung Ta)

(Ambre): Vous ne trouverez pas mauvaise, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de vous rencontrer, car votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.
(Lung Ta) : Madame, je suis votre serviteur.
(Ambre): Je vois, Monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie?
(Lung Ta): Je crois que tout au plus vous pouvez avoir 50 ou 51 ans.
(Ambre): Aahahahahhahahha!!! j'en ai 1000!!!
(Lung Ta): MILLE ?????
(Ambre): Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi fraîche et vigoureuse.
(Lung Ta) : Par ma foi ! voilà une belle jeune mamy pour 1000 ans !!
(Ambre): (belle et jeune? C’est tout? T’aurais pu trouver mieux! Bon enfin. Continuons) Pour exercer mon grand et beau secret, je cherche un individu digne de m’occuper. Et je voudrais, Monsieur, que vous fussiez encore plus vieux que vous n’y paraissez, désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l’excellence de mon remède, et l’envie que j’ai de vous rendre service.
(Lung Ta) eh bien précisément j’ai des douleurs de tête
(Ambre) ne serait-ce pas que vous réfléchissez trop ?
(Lung Ta) il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.
(Ambre) vous réfléchissez trop, vous dis-je !
(Lung Ta) J’ai quelquefois des maux de cœur.
(Ambre) et en réfléchissant, vous lévitez trop haut.
(Lung Ta) je me sens parfois des lassitudes.
(Ambre) quand je vois les titres de vos livres j’en suis pas étonnée.
(Lung Ta) et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre.
(Ambre). Appuyez sur pause, çà urge. Choisissez un lieu calme et fermez les yeux s’il y a trop de lumière. Si c’est impossible, fixez un objet posé sur votre bureau. Respirez amplement quelques secondes, puis répétez les paroles magiques que vous avez l’habitude de dire lorsque vous méditez (par exemple : Ambre n‘est pas une nounoune). Votre esprit va automatiquement se laisser aller et se vider.Vous aimez à boire un peu de vin ?
(Lung Ta) Un ptit St Nico, c’est pas de refus.
(Ambre) çà embrouille les pensées ! Détoxifiez ! Un jus de citron ou du thé vert serait mieux ! Que prenez-vous pour votre nourriture ?
(Lung Ta) un repas bien équilibré, avec des légumes et des fruits frais.
(Ambre) que diantre faites-vous de ce régime là ? Il vous faut de la bouillie d’orties. En plus çà vous fera pas de mal vu que vous n’avez plus un seul cheveu. Et n’oubliez pas la vitamine du zen, le seul légume qui fait sourire : la carotte ! Et puis pour faire couler tout çà, chantez ! Riez! Faites la danse du ventre ! Déhanchez-vous au son du houla-hop ! Ya rien de meilleur pour la circulation de l’énergie et l’ouverture des chakras !
(Lung Ta) je vous suis obligé, Madame, des bontés que vous avez pour moi.
(Ambre) adieu ! Croyez bien que j’m’ennuie point, mais la sérénité n’attend pas le nombre des années !

PICT2412barbes

(comme vous constatez, la photo n’a aucun rapport avec le texte. Je voulais photographier le métro à Barbès, seulement voilà, j’avais le soleil dans l’œil, alors forcément, jvoyais rien! Pff)

PICT2413barbes

Posté par AMBRENEIGE à 17:01 - zen en écrivant - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2008

subjonctif à ses heures

Je viens de lire un commentaire fort intéressant sur le blog de Clo, qui dit que

" Le subjonctif est un sujet passionnant, extrèmement difficile, qu‘il serait un mode subjectif, l'indicatif étant un mode objectif. Ainsi on aurait pu dire "je dois faire la vaisselle" , fait objectif comme tu le constates ou bien "faut que je fasse la vaisselle" qu'elle ne voulait pas faire, sentiment subjectif et par là , exprimer un profond souhait, presque inconscient d'échapper à son destin. Du reste ,as-tu choisi l'indicatif plutôt que le subjonctif après "quoique" après mûre réflexion ou spontanément? "

Je suis entièrement d’accord avec cette commentatrice, le subjonctif est un sujet passionnant, et il est tombé en désuétude, comme tous les sujets passionnants, laissant la place à la vacuité et aux Big Mac dont tout le monde se moque éperdument.

J’ajouterais (conditionnel) (oui parce que s’il s’agissait d’un futur, nous aurions l’information plus tard, ce qui serait regrettable, c’est pourquoi immédiatement vous réalisez que je parle au conditionnel, la condition étant bien sûr que vous vouliez connaître le contenu de ce que je vais dire tout de suite après), quoique "après" soit (subjonctif) du futur.

J’ajouterais, voire j’ajouterai (sans s), que l’emploi du subjonctif n’est pas libre, il est commandé par le verbe de la principale, qui est lui-même un verbe commandant.

Ainsi, on ne trouvera jamais (ou rarement)(à moins de tomber sur un psychotique de la vaisselle) (en tout cas, chez moi yen a pas)

on trouvera rarement, disais je : " je fasse la vaisselle !" mais bien " il faut (verbe commandant) que je fasse (soupirs) la vaisselle "

La fréquentation des nounounes entraîne aussi beaucoup de subjonctif.

Ainsi de s’exclamer (et non de s’esclaffer) :

"ah !!! Ambre est la plus grande démonstratrice de la plénitude du vide que je connaisse ! " (subjonctif)

Ou bien encore

" aaaaaaaah ! Ambre est bien la seule ! l’unique ! la première ! (Voire la dernière !) "

(je vous suggère un truc mnémotechnique de mon fils "tu es un phénomène !!!!- enfin quand je dis phénomène, je me comprends") 

Une règle facile à retenir donc :

La nounoune entraîne le superlatif.

Et le superlatif entraîne le subjonctif.

Posté par AMBRENEIGE à 07:31 - zen en écrivant - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2007

"je lui ai dit de se taire"

Peut-être vous souvenez vous que ma sœur m’entraîna un jour sur le chemin incertain des exercices d’écriture de Paroles Plurielles ? Voici le dernier auquel je me suis livrée.

Introduction

Je lui ai dit de se taire.

Faut dire que déjà, çà avait commencé très fort. Je vivais sans homme à l’époque. J’avais des amis, du travail, des rêves, des passions, des envies, de jolis petits seins, des crises de fous rires, des projets. Oui mais voilà, j’étais pas en couple. Donc je valais rien. Que couic. J’étais donc souvent dans des grands moments de réflexion (si si çà m’arrive) à essayer de faire la part entre ce que je désirais vraiment et ce que j’étais censée faire pour rentrer dans le troupeau et n’être plus montrée du doigt. Parce que mes amis voulaient à toutes forces me caser, tu vas voir, il va te plaire, etc. c’est comme çà qu’on m’a parlé du copain d’un copain d’un copain, beau, intelligent, sportif. C’est le mot " sportif" surtout qui m’avait alléchée, vu que c’était à une période de ma vie sexo-affective où j’étais dans un désert très désertique, alors j’avais surtout besoin qu’il sache se servir de ses muscles.

Bref.

La merveille sonne à la porte. Je venais de passer la matinée à me préparer. Déjà, çà m’avait un peu mise sur les nerfs. Je ne savais pas trop quel genre de robe j’étais censée porter. Trop courte ? Allumeuse ! Trop longue ? Rigide ! décolletée ? Pas décolletée ? Talons hauts ? Baskets ? Misère……!!

Développement

Bref. On sonne. Je vais ouvrir, rhhhhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!! Ce que je vois me glace d’horreur, une vision apocalyptique, une espèce de Quasimodo avec un œdème gros comme un œuf sur l’œil et le front tuméfié, mon Dieu qu’est-ce que c‘est que çà ??? Un meurtrier à la hache encore tout couvert du sang de ses victimes ?? Je referme la porte aussi sec, mais j’entends "  Nad ? C’est bien toi, Nad ? "

ARG !!!

comment ce psychopathe connait il mon nom ?????

Je rouvre timidement et laisse passer un cil.

Pour entendre qu’il n’a pas eu le temps de passer se changer, rien ne s’est déroulé comme prévu. Il s’est pris un coup en pleine poire au cours des dernières minutes de son match de foot. On avait été obligé de lui faire quelques points de suture. Il était un peu commotionné. Franchement, il pouvait pas l’être plus que moi ! Enfin passons. Jme décide quand même à le suivre en zieutant son jogging maculé de boue et de sang séché, et en comparant avec la robe moulante que je porte. Purée, on fait une sacrée paire !

Il me suggère de m’emmener dans un pub afin de voir comment les choses se présentent. Comment çà, comment les choses se présentent ??? A-t-il l’intention de me plaquer après avoir descendu quelques pintes de bière au cas où je ne lui plairai pas ??? Çà commence très fort !!

Bref, nous voilà attablés face à face. Et voilà ty pas qu’il se met à me raconter son fichu match de foot avec les petits détails. Purée où est le menu, qu’au moins je m’occupe la bouche ?? Pas de menu, rien que de la bière. Beurk.

Et si je lui proposais d’aller voir un film porno ??

Heu, non, peut être pas tout de suite.

J’en suis donc réduite à l’écouter en silence en sirotant mon panaché, un truc que j’avais plus bu depuis mes vingt ans.

Purée ! lui c’est le deuxième bocal de bière qu’il descend !!! Quel gâchis, un type si mignon, même amoché !!!! Qu’est-ce que çà doit être quand il est dans son état normal!!!

Soudain, sans crier gare, il glisse sous la table.

Misère !!! Qu’est-ce qu’il se passe encore ??? Il est marié et il vient de voir surgir son épouse ??? Et si je me jetais sous la table aussi pour faire quelques petits exercices d’approche ??

Ah mais non, le revoilà, en ahanant et en se tenant sur le bord de la table il arrive à se re-hisser sur sa chaise. Pour se relever comme fou et faire des bonds désordonnés en battant l‘air de ses bras. Super ! Il a envie de danser !!!! Je me jette dans ses bras, éperdue, mais je réalise à ce moment qu‘il est cramoisi, tout cela n‘a rien à voir avec la gigue, il est juste en train de s’étouffer avec une cacahuète ! Génial !!!!!!!!!

Le voilà qui se rassied. Ah purée il vraiment besoin de boire un coup. Il a eu chaud. Il se met à bredouiller, bafouiller, s’embrouiller. Il n’ose même plus me regarder. Ses mains tremblent. J’y suis : il est sous le charme. Je lui fais tellement d’effet qu’il a peur de ne plus pouvoir jamais me quitter, mais sa pudeur l‘empêche de me plaquer au sol sous son beau corps musclé. C’est atroce. Il descend son troisième bocal de bière.

Bon, je vais l’encourager avec le tact qui me caractérise.

Je suis sublime, c‘est vrai, mais pas inaccessible ! Faut rien exagérer!

Je jette négligemment mon foulard parfumé par terre. Normalement, il va se baisser pour me le ramasser. Il se baisse. Effectivement. Le nez dans sa pinte de bière.

C’est pas possible c’est une blague!

Où sont cachées les caméras ??

Yououh?????Surprise sur prise ??

Je ne sais plus quoi faire !! je le secoue, il ne se passe rien !

Si.

Il ronfle.

Rhm, ma nuit d’amour torride me parait très très compromise !

Jte me le secoue encore un ptit chouïa. Toujours rien.

Jlui renverse son bocal de bière sur le crâne.

"  oui??? Hein ???? kesssskisssspassssssss ???"

fait-il en ouvrant son seul œil valide.

( moi) "  oh bonjour !!!  comment çà va ? Dis donc c’est à force d’être aussi platte que tu t’es plongé tout seul dans ce sommeil profond???? Ben tu m’excuseras mais j’en peux plus de ton blablatage. Purée toi en une seule après-midi t’as réussi à me prouver que l’homme des cavernes n‘était pas mort!!! Quel choc !! Jvais être obligée de rentrer me coucher parce que ta démonstration m’a achevée !!! "

(lui) ouaaaaaaaaaaaaah j’adore les femmes agressives, tu dois être sublime au lit !!!!!!!!!!!!!!!

Eh voilà comment mes efforts ont enfin été récompensés !!!!!

Posté par AMBRENEIGE à 06:34 - zen en écrivant - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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